Pourquoi l’Apec a-t-elle créé 15 délégations territoriales ?

L’Apec vient d’approuver la création de 15 délégations territoriales ainsi que la mise en place d’un réseau opérationnel qui désormais se structure autour de 26 centres, et de 19 antennes et permanences. Le point avec le délégué territorial de Midi-Pyrénées.

Jean-Sébastien Fiorenzo, vous êtes le nouveau délégué territorial de l’Apec en Midi-Pyrénées, pouvez-vous nous expliquer dans quel contexte a été imaginé la nouvelle organisation du réseau de l’Association pour l’emploi des cadres ?
La logique est d’inscrire l’Apec au plus près des territoires et du marché de l’emploi. Notre direction a souhaité que nos activités, jusqu’alors organisées en deux parties - cadres et entreprises - fassent désormais l’objet d’un pilotage global, mais à l’échelle de chacune des 15 délégations qui ont été créées.

Quel en sera l’impact en Midi-Pyrénées ?
Nos actions vont être recentrées sur la région. Le changement va notamment être sensible au niveau du management des relations avec les entreprises, lequel couvrait jusqu’à maintenant Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin. La spécificité du marché cadre régional, concentré à 80% sur Toulouse et son agglomération, explique le choix de maintenir un seul site, le centre Apec de Toulouse. Mais nous avons mis en place des partenariats avec l’agence Aveyron Expansion et la CCI du Tarn pour apporter notre expertise aux cadres, lors de permanences, ou, dans le cas du Tarn, aux dirigeants en recherche de repreneurs en favorisant la mise en relation avec des candidats potentiels. Ces partenariats illustrent bien l’esprit dans lequel nous allons poursuivre nos actions en répondant aux besoins spécifiques de chaque bassin d’emplois.
Il s’agit parfois de micro-marchés, mais qui proposent néanmoins de très belles opportunités !

Vos missions en tant que délégué territorial sont de « piloter l’ensemble des activités Cadres et Entreprises », de « renforcer la présence de l’Apec sur le territoire » et « d’intensifier les liens avec les acteurs institutionnels locaux ». Quels seront plus concrètement les axes sur lesquels vous allez travailler dans les mois à venir ?
Nous avons déjà engagé un travail de fonds pour positionner l’Apec comme un acteur au service du développement économique de la région, en multipliant et en renforçant nos relations avec les différents acteurs, notamment institutionnels. Nous allons continuer dans ce sens afin de mieux cerner et d’anticiper les besoins, et donc d’y répondre. Au-delà des débouchés bien connus, qui portent sur les fonctions ingénierie et informatiques (elles représentent environ une offre d’emploi cadre sur deux dans la région), l’idée est ainsi de mieux identifier les besoins émergents ou à venir, comme dans le secteur de l’économie numérique par exemple, ou de l’Économie sociale et solidaire.

Et au niveau des services même ?
Ils ne changent pas véritablement, mais notre recentrage sur la région et donc notre connaissance plus fine du marché, va nous permettre de mieux répondre encore à notre mandat de service public, qui consiste à sécuriser le parcours des cadres et le recrutement des entreprises, à collecter et diffuser les offres et à fluidifier le marché, à travers la publication de nos études.
Ce qui va être nouveau en revanche, c’est que faisons partie des cinq opérateurs qui ont été retenus par la loi du 5 mars dernier pour la mise en œuvre du nouveau dispositif de « Conseil en Évolution Professionnelle* ». Notre nouvelle organisation ne peut, là encore, que contribuer à la qualité du service que nous apporterons aux cadres salariés.
Propos recueillis par Ingrid Lemelle

Sur la photo : Jusqu’alors responsable des relations entreprises de la Région Sud-Ouest, Jean-Sébastien Fiorenzo a été nommé délégué territorial de l’Apec en Midi-Pyrénées. DR.

* La loi sur la sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013 prévoit la création du compte personnel de formation (CPF) et d’un conseil en évolution professionnelle (CEP). Le CEP permettra à chaque travailleur actif de disposer d’une prestation de conseil en évolution professionnelle, dont l’objectif est d’améliorer sa qualification.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Pourquoi-l-Apec-a-t-elle-cree-15-delegations-territoriales,13836