C’est la part des salariés français en situation de détresse psychologique. C’est le constat alarmant du 16e baromètre sur la santé mentale au travail réalisé par le cabinet Empreinte Humaine en partenariat avec Ipsos BVA. Un niveau jamais atteint depuis le lancement de l’étude en 2020 et même supérieur à celui observé pendant la crise sanitaire.
Parmi les salariés concernés, 83 % estiment que leur état est directement lié à leur travail. Plus inquiétant encore, 32 % se trouvent en risque de burn-out, dont 11 % en burn-out sévère.
L’étude met en lumière une dégradation persistante des conditions de travail : 51 % des salariés déclarent avoir de moins en moins de temps pour réaliser un travail de qualité et 60 % ont le sentiment d’être devenus de simples exécutants. La reconnaissance apparaît également comme un point de tension majeur, 70 % souhaitant être davantage consultés avant les décisions qui impactent leur activité.
Conséquence de ce malaise, 45 % des salariés craignent de ne pas pouvoir tenir psychologiquement jusqu’à la retraite et un tiers envisage de quitter son organisation. Un signal fort pour les entreprises, alors que seulement 11 % des salariés estiment évoluer dans un environnement offrant une véritable sécurité psychologique.
