TSM, l’excellence peut-elle rester accessible à tous ?

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Avec près de 27.000 candidatures en 2026, Toulouse School of Management (TSM) affiche une attractivité en forte hausse. Accréditation internationale, excellence académique, frais de scolarité universitaires… Son directeur, Julien Grobert, défend un modèle public de l’école de management et dévoile les priorités de cette rentrée.

TSM a enregistré près de 27.000 candidatures en 2026, soit 6000 de plus qu’en 2024. Comment expliquez-vous cette progression ?
Nous observons effectivement une nette augmentation des demandes, notamment en Master. Nous l’attribuons d’abord à notre accréditation Equis, qui contribue incontestablement au rayonnement de l’école, mais aussi au fait que nous sommes une école publique préparant à des diplômes universitaires reconnus à l’international. Notre antériorité joue également. TSM a plus de 70 ans et est rattachée à l’Université Toulouse Capitole, dont l’histoire remonte à près de 800 ans. C’est un gage de sérieux et un élément rassurant pour les familles dans un contexte où les modèles de nombreuses business schools privées sont fortement perturbés.

TSM fait partie des trois seules écoles publiques françaises de management accréditées Equis et votre formation en finance vient d’intégrer le classement mondial du Financial Times avec une 3e place pour son rapport qualité-prix. Que disent ces reconnaissances de votre modèle ?
Qu’il est tout à fait possible de conjuguer excellence académique et mission de service public. Nous y parvenons en restant une école à taille humaine, mais aussi grâce à notre unité mixte de recherche avec le CNRS, ce qui est encore très rare en France. TSM Research contribue de manière décisive à la recherche scientifique en management et irrigue bien sûr l’ensemble de nos programmes.

La forte hausse des frais de scolarité dans le privé contribue-t-elle aussi à votre attractivité ?
Forcément. L’écart est considérable : les droits d’inscription s’élèvent à 178 euros en Licence et 254 euros en Master à TSM, contre plusieurs milliers d’euros dans les écoles privées. C’est un élément différenciant, d’autant que nos formations affichent de très bons résultats. Notre taux d’insertion à six mois atteint par exemple 78 %, contre 76 % pour celui des jeunes diplômés issus des établissements labélisés par la Conférence des grandes écoles.

Mais des frais de scolarité réduits suffisent-ils à garantir l’ouverture à tous les talents ?
Non, d’autant que l’accès à TSM se fait sur concours et que la sélection est exigeante. L’égalité des chances reste néanmoins un engagement clé de l’école, qui compte notamment 20 % d’étudiants boursiers. Nous avons également beaucoup développé l’alternance ces dernières années : elle permet désormais à près d’un tiers de nos étudiants de combiner formation et salaire.

Les métiers du management évoluent rapidement. Quels sont aujourd’hui les principaux défis pour TSM ?
Le premier est l’intelligence artificielle, désormais largement utilisée par les étudiants comme par les entreprises. L’enjeu est de développer leur esprit critique et de les sensibiliser aux risques associés à ces nouveaux usages. Nous allons renforcer cet axe et proposer également des modules courts destinés aux entreprises et à leurs collaborateurs. Autre priorité : la Responsabilité sociétale des entreprises. Nous lançons cette année un Master Management de la RSE, qui répond lui aussi à des enjeux devenus majeurs pour les organisations.
Propos recueillis par Ingrid Lemelle

Sur la photo : Julien Grobert, directeur de Toulouse School of Management. Crédit photo : Toulouse School of Management.

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Source : https://www.toulemploi.fr/TSM-l-excellence-peut-elle-rester-accessible-a-tous,53299