Quelles sont les motivations des salariés pour évoluer professionnellement en Occitanie ?

Le réseau EVA Occitanie vient de sortir son deuxième baromètre sur la perception de l’évolution professionnelle. Marie Delon, directrice de projet du Conseil d’évolution professionnelle en Occitanie, nous en présente les résultats.

Marie Delon, pourriez-vous nous présenter le baromètre du réseau EVA Occitanie ?
Nous sommes l’opérateur régional du Conseil en évolution professionnelle (CEP). Nous regroupons une série d’organismes, parmi lesquels les chambres consulaires et le réseau des CIBC. En 2021, ce sont plus de 13.000 salariés et indépendants qui ont été accompagnés par les 141 conseillers en évolution professionnelle de notre réseau. Un chiffre en croissance de 33% par rapport à 2020. Notre baromètre permet de savoir comment la population salariée pense et envisage son évolution. Nous interrogeons notamment les répondants sur leur connaissance des différents outils et services dont ils peuvent bénéficier s’ils souhaitent changer de situation.

Quels sont les enseignements et peut-être les surprises réservées par ce baromètre ?
Nous n’avons pas eu forcément de surprises par rapport à la précédente édition qui avait été menée fin 2019. La crise sanitaire n’a pas eu d’effet, les résultats sont proches des précédents. Ainsi 54% des salariés interrogés envisagent une évolution professionnelle ces deux prochaines années. Lors du précédent baromètre, ils étaient 58%. 61% des personnes qui souhaitent cette évolution l’envisagent car ils estiment leur rémunération trop faible. La deuxième motivation est l’envie d’avoir un nouveau challenge, de se stimuler. Et la troisième, le manque d’intérêt dans leur mission actuelle. Ce qu’on constate également, c’est que 58% des salariés désirent rester dans le même secteur d’activité. De notre côté, avec le CEP, nous accompagnons plutôt des personnes qui souhaitent changer de métier, ce qui nous permet de penser que pour un changement radical, ils préfèrent s’appuyer sur un organisme extérieur, ce qui est cohérent.

Quelles sont les autres conclusions de ce baromètre ?
Nous constatons également que les salariés estiment manquer d’information pour franchir le pas (pour 47 % d’entre eux). Seuls 34% d’entre eux connaissent l’existence du CEP. 53% pensent ne pas bénéficier de suffisamment d’accompagnement, alors qu’énormément de dispositifs existent. Ils découvrent bien souvent notre mission via le bouche-à-oreille ou nos partenaires, comme Pôle emploi.

Comment comptez-vous faire évoluer les choses ?
Nous disposons d’un numéro de téléphone unique dans la région Occitanie. Nous sommes présents dans 57 villes et ce chiffre va aller en augmentant en 2022 avec l’ouverture de nouveaux sites. Nous proposons un service de proximité en présentiel, mais aussi à distance. Nous rappelons que, contrairement à ce que peuvent laisser penser certains, les droits au Compte personnel de formation ne sont pas perdus s’ils ne sont pas utilisés. Il vaut mieux se rapprocher de nous pour se renseigner avant d’entreprendre toute action de formation. Notre service est gratuit, confidentiel – il n’est pas en lien avec l’employeur - et ne ponctionne pas le CPF.
Propos recueillis par Louise Lané

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Source : https://www.toulemploi.fr/Quelles-sont-les-motivations-des-salaries-pour-evoluer,33437