Orthographe : la cote d’alerte est atteinte !

Le discours est connu et rabâché depuis des décennies, le niveau grammatical et orthographique des français est en baisse constante. Sauf qu’aujourd’hui, la problématique s’est invitée dans le monde de l’entreprise. Les formations se multiplient et les chercheurs d’emploi et les jeunes diplômés sont même désormais invités à faire certifier leur niveau en français.

L’entreprise se soucie du plus en plus du niveau de français de ses salariés. Le constat est clair et pour Frédéric Lahache, responsable de la société FL media, qui propose depuis peu une formation baptisée « amélioration des écrits professionnels », cette préoccupation est logique : « De plus en plus de salariés, cadres et non cadres, communiquent par le biais de courriels. Mais malheureusement, les mails font ressortir les lacunes de leurs auteurs en grammaire et comptent souvent des fautes d’orthographe. Ces erreurs mettent à mal l’image de l’entreprise à l’extérieur. »

Ghislaine Kerbirio, responsable produits à l’ASFO Grand Sud, partage ce point de vue. « Aujourd’hui, les gens comprennent d’ailleurs d’eux-mêmes qu’ils ont un effort à faire car leurs lacunes peuvent leur devenir préjudiciables. Nous constatons notamment que de plus en plus de recruteurs ont une réaction totalement épidermique face aux fautes d’orthographe et qu’un technicien, même très compétent dans son domaine d’activités, peut voir sa candidature rejetée sur ce critère. Globalement, je pense que la cote d’alerte est atteinte en France à ce sujet. »

Faire certifier sa maîtrise de la langue

La certification Voltaire est aujourd’hui un outil adapté pour justifier de son niveau de maîtrise des difficultés de la langue française à l’écrit. « Elle permet de s’étalonner, mais aussi de prendre conscience, parfois brutalement, de ses inaptitudes. Elle s’attache aux difficultés mal gérées par les correcteurs orthographiques », souligne Ghislaine Kerbirio, l’ASFO Grand Sud étant le seul organisme de la région à faire passer cet examen (lire ci-dessous). Pour le moment, l’organisme n’a reçu que peu de candidatures (le coût de la certification est de 59,90 euros), mais il organisera à l’avenir quatre sessions d’examens par an. Le passage de la certification Voltaire peut être intégré à un DIF, compris comme un atout pour un jeune diplômé voulant justifier de son niveau de maîtrise de la langue française, ou un argument supplémentaire pour un demandeur d’emploi.

Pour aider les salariés qui connaissent des difficultés orthographiques et grammaticales, FL media propose, de son côté, une formation d’une journée afin de les aider à acquérir des réflexes mnémotechniques leur permettant d’éviter les fautes les plus graves. « Nous ne cherchons en aucun cas à être exhaustif. En une journée, nous ne pouvons pas régler tous les problèmes, mais nous proposons de résoudre certaines difficultés, qui se basent notamment sur des binômes : c’est / s’est, leur / leurs, d’avantage / davantage... Nous livrons toute une série de clés qui vont permettre aux participants de parer facilement à leurs lacunes les plus flagrantes ». Cette formation très flexible se veut réactive et adaptable. Elle débute ainsi par une dictée d’évaluation et se poursuit, en fonction des problèmes mis en évidence, par une série d’exercices ludiques adaptés à leurs lacunes.
Agnès Frémiot

Pour en savoir plus sur la formation « amélioration des écrits professionnels », contactez FL media (www.flmedia.eu) au 09 73 82 35 59.
Pour passer la certification Voltaire, rendez-vous sur le site de l’ASFO
(www.asfograndsud.com)

Photo Lulu Berlu - Fotolia.com

[(La certification Voltaire

L’objectif de la Certification Voltaire est de justifier du « niveau de maîtrise des difficultés de la langue française des candidats à l’écrit, avec fiabilité et objectivité ». L’examen dure 2h30 et les candidats sont invités à plancher sur un QCM de 240 questions balayant de manière croisée un large éventail de difficultés.

En fonction du nombre de réponses correctes, le candidat se voit attribuer une note qui s’échelonne entre 0 et 1.000. Un score de 300 points qualifiera ainsi un candidat qui n’aura pas de difficultés majeures à rédiger un texte simple et un score de 500 points, un candidat qui connaît et applique les règles de l’orthographe d’un français courant. Le candidat qui aura obtenu 700 points disposera d’une très bonne maîtrise des règles orthographiques et pourra s’imposer comme un référent dans son entreprise. Et avec 900 points, il est considéré comme un expert !)]

Réagir à cet article

Source : https://www.toulemploi.fr/Orthographe-la-cote-d-alerte-est-1494