Les métiers de la santé toujours en pleine forme

A l’occasion du Forum organisé jeudi dernier par la MCEF du Sud-Est Toulousain, ToulEmploi a voulu faire le point sur le secteur de la santé, les métiers qui recrutent le plus, les formations…

Infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, puéricultrice, ambulancier, et bien d’autres encore... autant de professionnels de santé que les hôpitaux, les structures d’accueil petite enfance, les entreprises de service à la personne, et bien d’autres acteurs encore, seront amenés à recruter au cours des prochaines années. Des besoins estimés à 200.000 postes d’ici à 2015 en France (dont140.000 dans la fonction publique hospitalière).

Un secteur très porteur donc, comme le confirme Myriam Bawesjki, responsable pédagogique à La Croix Rouge à Toulouse. « Plusieurs facteurs sont à l’origine des besoins croissants en personnel qualifié. Une demande de soins grandissante, liée avec le vieillissement de la population. Le vieillissement du personnel des établissements de santé, avec toute une génération qui s’apprête à partir à la retraite. Et puis, sur certaines professions, un turn-over élevé... » Parmi les professions les plus demandées, les infirmier-es, notamment par le CHU de Toulouse.

Plus de candidats que de places en formation

Cette profession, qui se prépare en trois ans (après un concours ouvert à partir de 17 ans aux titulaires d’un Bac ou d’un titre équivalent) dans l’un des 13 Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) de la région Midi-Pyrénées, au sein de la Croix Rouge à Toulouse ou Rodez et dans la Fondation Bon Sauveur d’Alby, souffre non pas de candidats mais d’un manque de places en formation. « Même si les quotas sont légèrement augmentés chaque année, il y a une incapacité pour les structures à pousser les murs », fait remarquer Gilbert Cabrol, directeur adjoint de l’IFSI Rangueil.

Reste que les formations menant aux divers métiers de la santé sont très variées et n’exige pas forcément de pré-requis, que ce soit en termes de niveau scolaire ou d’âge. C’est le cas par exemple de la profession d’ambulancier-e. A noter également que depuis 2005, un nouveau mode de recrutement permet aux jeunes les plus défavorisés d’accéder à la fonction hospitalière : le Parcours d’accès aux carrières de la territoriale, de l’hospitalière et de l’Etat (lire ci-dessous).
Ingrid Lemelle

Pour en savoir plus, consulter
Le portail des métiers de la santé et du social
Le site de la campagne d’information et de promotion des métiers hospitaliers
Le site de la Croix-Rouge française
Le site de l’Association nationale française des infirmiers

[(Le Pacte en bref

Le Parcours d’accès aux carrières de la territoriale, de l’hospitalière et de l’Etat a pour objectif de permettre aux jeunes de 16 à 25 ans les plus défavorisés, sans diplôme et sans qualification d’entrer dans la fonction publique. Il permet de suivre une formation qualifiante en alternance pendant 1 ou 2 ans à l’issue de laquelle une commission vérifie les aptitudes du candidat avant sa titularisation dans la fonction publique. Celui-ci s’engage à exercer pendant une durée correspondant à 2 fois la durée du Pacte.)]

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Source : https://www.toulemploi.fr/Les-metiers-de-la-sante-toujours-854