Nom du nouveau dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Il vient prolonger les congés maternité, paternité ou d’adoption avec une indemnisation bien plus avantageuse que celle du congé parental classique.
À compter du 1er juillet prochain, chaque parent pourra donc prendre un ou deux mois de congé supplémentaires après la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Les deux mois pourront être fractionnés en deux périodes distinctes d’un mois, et le congé devra être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l’adoption.
Ce nouveau droit concerne les salariés, mais aussi les travailleurs indépendants, professions libérales, non-salariés agricoles ou encore les travailleurs en ESAT. Les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail pourront également en bénéficier sous certaines conditions.
L’indemnisation sera versée par la Caisse primaire d’assurance maladie à condition de justifier d’au moins six mois d’affiliation à la Sécurité sociale et de cesser totalement son activité pendant le congé. Elle correspondra à 70 % du salaire net pour le premier mois, puis 60 % pour le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale fixé à 4005 euros mensuels en 2026. Autre nouveauté importante : les périodes de congé seront prises en compte pour les droits à la retraite.
Les salariés devront informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé, ou quinze jours dans certains cas particuliers. Les décrets d’application ont été publiés au Journal officiel du 31 mai dernier.
