Canada : le marché de l’emploi vous ouvre les bras

En 2010, la France et le Québec ont ouvert mutuellement leur marché de l’emploi. Si des arrangements facilitant l’accès à certains métiers ont été conclus, l’expatriation exige toutefois de l’anticipation. Petit tour d’horizon du marché de l’emploi canadien et des modalités d’embauche.

Non seulement le Canada ne vit pas de baby-boom, mais il subit de nombreux départs à la retraite. La province québécoise, francophone, manque en outre de main d’oeuvre. Le résultat de ce paysage démographique, social et économique : 700.000 emplois à pourvoir d’ici 2013. Et pour faciliter le transfert des français au Québec, les deux gouvernements ont signé en 2010 des accords visant à déverrouiller des professions réglementées.

Les métiers prisés

L’économie canadienne est assez diversifiée, ce qui explique selon les experts le niveau de recrutement élevé malgré un taux de chômage de 8%. La dernière Enquête sur la population active souligne les hausses observées dans l’information, la culture et les loisirs, la construction et l’agriculture. Les secteurs de l’aéronautique, de l’hôtellerie, de la restauration, des transports se portent également bien. Comme ceux de la santé et de l’enseignement. A Montréal, ce sont les secteurs de l’aéronautique et des TIC qui offrent le plus d’opportunités, Ubisoft annonçant par exemple la création de 1.000 emplois d’ici 2013, à Montréal et au Québec. Les potentiels d’embauche pour les doctorants français spécialisés en nanotechnologie sont également conséquents. L’emploi aurait ainsi progressé de 15.000 postes au Québec rien que sur septembre 2010. Et le nombre de travailleurs québécois, lui, a augmenté de 3,2% sur 2009, ce qui classe le Québec au deuxième rang national en termes de taux de croissance, après Terre-Neuve-et-Labrador.

Des équivalences entre la France et le Québec

Mais la difficulté majeure pour les aspirants français réside dans le système très réglementé des professions au Canada. Les métiers sont en effet souvent régis par des organismes ou assujettis à des exigences réglementaires. Les arrangements signés entre le gouvernement français et le Premier ministre du Québec, Jean Charest, visent précisément à déverrouiller une centaine d’activités. Ces arrangements concernent la construction (frigoristes, électriciens, plombiers, plâtriers), l’artisanat (bouchers, poissonniers, menuisiers), des professions de santé (médecins, infirmières, sages-femmes, dentistes), les ingénieurs, géomètres ou experts-comptables. Les procédures d’équivalence des diplômes ont aussi gagné en souplesse. Ils sont désormais reconnus, grâce à un stage ou à un examen. Un système d’équivalence réciproque mis en place pour faciliter la mobilité transatlantique des travailleurs français et québécois.
Virginie Mailles Viard

Pour aller plus loin

La liste des métiers et professions pour lesquels un arrangement de reconnaissance mutuelle (ARM) a été conclu sur www.consulfrance-quebec.org
Les offres d’emploi au Québec sur le site de Pôle emploi international www.pole-emploi-international.org ou en vous renseignant auprès des conseillers de l’agence Pôle Emploi International de Toulouse (7 avenue des Herbettes).
Le site de l’ambassade du Canada : www.amb-canada.fr
Le site du Bureau d’Immigration du Québec : www.immigration.quebec.fr
Le site officiel du gouvernement québécois : www.immigrationquebec.gouv.qc.ca/fr/index.html

Photo alexskopje - Fotolia.

[(Des formules temporaires pour les jeunes

Si vous avez entre 18 et 35 ans, vous pouvez bénéficier des programmes de mobilité : Le Volontariat international en entreprise (VIE), qui peut durer six mois à deux ans, ou le Programme Vacances Travail, une formule de séjour d’un an maximum. Ce programme permet de découvrir le Canada tout en ayant l’autorisation d’y exercer un ou plusieurs emplois afin de financer son séjour.

Vous pouvez aussi postuler directement auprès d’un employeur canadien. Mais le visa est alors lié à l’employeur ! Si vous êtes licencié, vous devrez trouver un autre employeur ou quitter le pays sous un mois. Dans le cadre de « L’Expérience Internationale Canada 2011 », dispositif mis en place avec la France, 14.000 places sont disponibles (plus d’informations sur www.canadainternational.gc.ca/france).

Sachez enfin que si vous avez plus de 35 ans, la demande de visa permanent est nécessaire. Une procédure qui prend entre 12 et 18 mois, le formulaire « Évaluation préliminaire d’immigration » vous permettant d’évaluer vos chances d’être sélectionné.)]

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Source : https://www.toulemploi.fr/Canada-le-marche-de-l-emploi-vous-1559