Auto-entrepreneurs : qui êtes-vous ?

La deuxième édition de l’Observatoire réalisé par OpinionWay pour l’Union des Auto-Entrepreneurs et la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires témoigne d’une évolution du profil de l’auto-entrepreneur type. Portrait.

Plus de retraités et d’hommes, moins d’auto-entrepreneurs exclusifs, une activité plus rentable… la population des auto-entrepreneurs évolue. Depuis la précédente édition de l’Observatoire des auto-entrepreneurs OpinonWay / UAE Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, parue en novembre 2009, le profil type de l’auto-entrepreneur aurait donc changé.

Si son âge reste stable (45 ans en moyenne contre 44 ans), sa « masculinité » s’est par exemple affirmée : la proportion de femmes bénéficiaires du statut est en effet passée de 40% en novembre 2009 à 36% en mars 2010. L’auto-entrepreneur envisage en outre de plus en plus ce statut comme l’opportunité d’avoir une activité (et une source de revenu) complémentaire, la part d’entrepreneurs n’ayant aucune autre activité que leur auto-entreprise étant passée de 39% à… 31%…

924 euros mensuel

Les salariés actifs les talonnent ainsi désormais de près (30% du total) suivis des retraités, dont le nombre augmente sensiblement (22%, contre 17%), des demandeurs d’emploi (11%), des fonctionnaires (4%) et les étudiants (2%). Question de rentabilité ? A priori non, puisqu’avec un investissement temps moyen plus faible qu’en novembre (51% contre 56%) les auto-entrepreneurs déclarent parvenir à générer une part plus importante de leurs revenus : 42% (voire 66% pour les auto-entrepreneurs sans autre activité) contre 34%.

La moyenne du chiffre d’affaires cumulé de l’auto-entrepreneur s’établit ainsi à 6.471 euros TTC (parmi ceux ayant déjà vendu ou facturé), soit 924 euros mensuel sur en moyenne sept mois d’ancienneté. Un résultat là aussi variable selon les profils (7.973 euros pour ceux qui n’ont pas d’autre activité, 7.467 pour les retraités) et les secteurs d’activité (8.366 euros dans le conseil et les études, 7.346 euros dans la construction). Des entrepreneurs qui restent enfin majoritairement confiants pour l’avenir.
Ingrid Lemelle

Les résultats complets de l’Observatoire

Photo Gabi Moisa - Fotolia.com.

[(L’auto-entreprise : contrainte ou vrai choix ?

Contraindre un salarié ou un candidat à l’embauche à monter son auto-entreprise pour ne pas avoir à lui établir un contrat de travail est assimilé à du salariat déguisé.

Non seulement le Code du travail (article L8221-6) stipule que « l’existence d’un contrat de travail peut être établie (lorsqu’une personne fournit) directement (...) des prestations à un donneur d’ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente », mais Hervé Novelli, secrétaire d’État à l’origine du lancement du statut d’auto-entrepreneur a récemment déclaré qu’une étude était actuellement menée sur le sujet et que « les contrôles des Urssaf et de l’inspection du travail seront très fermes ».

Si vous faîtes partie de ces auto-entrepreneurs qui se sont sentis contraints à créer leur auto-entreprise dans l’espoir de continuer à avoir du travail ou dans la perspective d’en obtenir un, écrivez-nous (à ingridlemelle@gmail.com). ToulEmploi vous consacrera prochainement un dossier...)]

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Source : https://www.toulemploi.fr/Auto-entrepreneurs-qui-etes-vous-1200