4/7. Dossier 2030 : Intelligence artificielle, la révolution à apprivoiser

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Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques professionnelles, les cadres en perçoivent de plus en plus les enjeux… et les opportunités. Entre montée en compétences, accompagnement du changement et structuration des usages, les entreprises avancent encore à tâtons. En Occitanie, certaines font le choix d’une intégration encadrée pour transformer l’essai...

Pour les cadres, le futur du travail rime désormais clairement avec intelligence artificielle (IA). Selon l’étude de l’Apec, 35 % d’entre eux utilisent déjà des outils d’IA dans leur activité professionnelle. Et la dynamique s’accélère : 43 % estiment qu’elle aura un impact fort sur leur métier dans les prochaines années, soit une progression de 18 points en deux ans, et 37 % considèrent désormais cette révolution technologique comme une opportunité (+ 15 points). Résultat, l’envie de se former explose : 79 % des cadres souhaitent acquérir des compétences en IA, quel que soit leur âge.

Poser un cadre

Reste une question centrale pour les entreprises : comment s’approprier l’IA tout en l’encadrant ? En Occitanie, certaines structures ont décidé de franchir le pas de manière structurée. C’est le cas de la société toulousaine Miharu, dirigée par Natalie Renac. « Intégrer l’IA s’inscrit complètement dans notre démarche d’amélioration continue et notre certification ISO 21021, avec trois objectifs : simplifier la vie des collaborateurs, favoriser l’innovation au service de nos clients et contribuer à notre performance économique. Ce cadre pose clairement les conditions du recours – ou non – à l’IA au quotidien. »

Une fois le cap fixé, la dirigeante a choisi de former une partie des équipes via NoCode IA. « Cette décision a été globalement accueillie avec enthousiasme, surtout lorsque chacun a compris que sa mission n’allait pas être menacée mais, au contraire, facilitée. » L’entreprise est allée plus loin en intégrant l’IA dans certains processus. « Le conseil est alors essentiel : il s’agit de bien dimensionner ses besoins actuels et futurs, et de choisir les bons logiciels. » Un enjeu d’autant plus stratégique que « si la formation peut souvent être prise en charge par les Opérateurs de compétences (Opco), les logiciels impliquent des abonnements : il ne faut pas se tromper ! ».
Ingrid Lemelle

Sur la photo : Dans 33 % des PME et 40 % des ETI et grands groupes, l’utilisation de l’IA est désormais acceptée voire encouragée. Crédit photo : Hélène Ressayres - ToulEmploi.

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Source : https://www.toulemploi.fr/4-7-Dossier-2030-Intelligence-artificielle-la-revolution-a