3/6. Management de transition : L’arme secrète des dirigeants

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Un directeur financier qui quitte brutalement l’entreprise, un site industriel à redresser, une démarche RSE à structurer : autant de contextes où la réactivité, l’expertise et le regard extérieur d’un manager de transition font la différence. Faire appel à ces professionnels s’est imposé comme une solution stratégique pour les entreprises confrontées à l’urgence ou à d’importants changements.

« En dix ans, j’ai vu les mentalités évoluer », confie Stéphane Mollon, directeur associé au sein du groupe de recrutement Page, à Toulouse. « Le management de transition n’est ni une alternative au CDI ni une pré-embauche, mais la réponse à un besoin précis et limité dans le temps », poursuit-il. Ses clients y ont recours pour gérer une crise, piloter un projet ou encore pallier la vacance d’un poste clé. Alors que, dans le secteur aéronautique notamment, les directions techniques et la maintenance sont en forte tension, « les entreprises ne peuvent plus se permettre d’attendre six mois pour recruter », constate-t-il. Selon France Transition, le management relais, en forte progression, représente aujourd’hui plus de la moitié des missions. Elles sont le plus souvent confiées à des cadres financiers, industriels, RH ou supply chain mais la demande s’élargit à d’autres profils : directeur général, commercial expérimenté ou encore expert en systèmes d’information. « Les clients nous sollicitent alors pour répondre à des besoins en compétences bien particulières », note le directeur du bureau régional de Delville Management, Arnaud Mézière. « C’est souvent le cas dans les contextes de fortes transformations », observe le fondateur d’Ingaged, Philippe Wallaert.

Un investissement rentable

Pour l’entreprise utilisatrice, l’investissement peut sembler élevé, avec un taux journalier moyen de 1300 euros, mais il s’avère souvent rentable : « Ce que le manager que nous avons missionné dans le cadre d’une restructuration logistique a mis en place en trois mois nous aurait pris un an en interne. L’opération a coûté cher, mais sans doute évité des pertes plus importantes », estime la DRH d’une PME occitane. La confidentialité est de mise, les résultats au rendez-vous. Reste que le management de transition n’est pas une formule magique. Le succès d’une mission dépend largement de l’intégration et des moyens donnés aux managers, d’où l’importance, parfois, d’un tiers pour les accompagner sur le plan logistique et humain : « Les bons candidats sont rares et exigeants, capables d’être opérationnels en quarante-huit heures et de sécuriser des situations très instables. Mais pour qu’ils réussissent, ils doivent être investis à 200 % sur la mission. Donc je m’occupe de tout le reste : déplacements, logement, paiements. Et avec un suivi régulier, je m’assure aussi du transfert de compétences vers l’entreprise », indique Stéphane Mollon.
Marie-Dominique Lacour

Sur la photo : L’Occitanie ne représente pour l’instant que 7 % du marché du management de transition en France, contre 10 % pour ses voisines Nouvelle-Aquitaine et PACA. Crédit Hélène Ressayres - ToulEmploi.

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Source : https://www.toulemploi.fr/3-6-Management-de-transition-L-arme-secrete-des-dirigeants,49957