C’est la proportion de salariés âgés entre 35 et 49 ans qui se déclarent en situation d’épuisement mental. Un niveau nettement supérieur à celui des moins de 35 ans (39 %) et même des plus de 50 ans (46 %), selon une étude OpinionWay réalisée pour deuxiemeavis.fr. Un constat qui met en lumière un véritable point de bascule au cœur de la vie professionnelle.
Car au-delà de la fatigue psychologique, tous les indicateurs se dégradent dans cette tranche d’âge. La fatigue atteint 55 %, les troubles musculosquelettiques concernent 46 % des actifs (contre 36 % chez les plus jeunes) et les maladies chroniques progressent également. Autant de signaux qui traduisent une accumulation des contraintes et une usure qui s’installe durablement.
Mais c’est surtout sur le plan mental que la rupture est la plus marquée : 50 % des 35-49 ans évoquent une baisse de motivation ou une perte de sens, tandis que le stress reste élevé (48 %). En cause, notamment, le cumul des responsabilités professionnelles et personnelles, caractéristique de cette période charnière.
À rebours des idées reçues, les seniors apparaissent moins exposés à cette surcharge immédiate. Si la fatigue reste importante après 50 ans, elle s’inscrit davantage dans une logique d’endurance sur le long terme.
