Les 35 heures ? Un débat dépassé au regard des résultats de l’enquête internationale que vient de publier Regus, premier fournisseur mondial d’espaces de travail flexibles.
En France, 56% des salariés travailleraient en effet plus de 9 heures par jour (contre 48% en moyenne pour les autres pays), dont 14% plus de 11 heures. Ils seraient également 83% à emporter occasionnellement du travail à leur domicile pour le terminer le soir...
Un allongement des journées de travail qui impacterait plus particulièrement les salariés des petites entreprises. 60% d’entre eux déclarent travailler quotidiennement plus de 9 heures, alors que les salariés des grandes entreprises sont 48% à le faire. Les hommes sont également en première ligne, puisque 64% rapportent passer plus de 9 heures par jour au bureau, contre 39% de femmes.
Un risque réel de surmenage
Et lorsqu’ils quittent leur entreprise, c’est souvent pour poursuivent leur journée de travail à la maison. Ce serait le cas pour 46% des actifs, qui se disent contraints à emporter du travail à leur domicile plus de trois fois par semaine pour parvenir à le terminer, mais aussi pour 51% des hommes et 52% des salariés des petites entreprises (contre 23 % pour les collaborateurs des grandes).
Des résultats jugés inquiétants. « La surconsommation de travail à long terme pourrait avoir des conséquences négatives à la fois sur la santé des actifs et sur la productivité dans son ensemble dans la mesure où des employés surmenés courent le risque de devenir insatisfaits et de souffrir d’un véritable déséquilibre entre la sphère privée et la sphère professionnelle », estime Frédéric Bleuse, directeur général France de Regus.
Ingrid Lemelle
