Le Greta de Toulouse prépare son avenir

Le Greta s’est doté depuis l’automne de nouveaux locaux dans le secteur de l’hippodrome de la Cépière, à Toulouse. L’occasion de se restructurer pour lui.

Chaque année le Greta de Toulouse forme 5.000 stagiaires dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Il compte 250 personnes dans son personnel, dont 10% de formateurs, auxquels vient s’ajouter le personnel de la formation initiale, qui intervient en tant que vacataire.
Il compte depuis le 2 octobre 2013 un nouveau pôle installé dans le secteur de la Cépière, une réorganisation imposée, mais dont il a su tirer profit. « Nous sommes un regroupement d’établissements publics dans les locaux d’enseignement de l’Éducation nationale, détaille Gérard Dejardin, le président du Greta Toulouse. Nous nous adossons à ses ressources humaines ou matérielles et nous dispensons donc nos formations dans les lycées de l’agglomération (Déodat de Séverac, Gallieni, Roland Garros, Jolimont, Hélène Boucher, Saint-Exupéry, Revel...). » Aujourd’hui, dans le cadre de la sectorisation des lycées de Toulouse, le Greta s’est vu imposer de déménager la section mécanique automobile, auparavant hébergée à Jolimont. « Nous avons eu besoin de trouver de nouveaux lieux pour redistribuer nos centres de production. C’est ainsi que nous avons choisi d’aménager de nouveaux locaux dans le secteur de l’hippodrome », détaille Gérard Dejardin.

Ils se déploient sur 1.500 m2 et regroupent plusieurs pôles : la formation générale, les langues vivantes, la préparation aux concours, les arts graphiques et appliqués et le tertiaire. « En six mois, nous avons défini notre cahier des charges en fonction des besoins des formateurs. Il s’agit d’un investissement de l’ordre de plusieurs centaines de milliers d’euros. »

Les 40 ans du Greta en 2014

Le Greta a choisi de faire de la contrainte du réaménagement une opportunité pour une perspective de développement futur en adossant les pratiques pédagogiques au développement du numérique. « Nous allons mettre en œuvre les techniques de communication les plus récentes au service de la formation afin que quelque chose de positif et de porteur sorte de ce déménagement. L’espace de l’hippodrome compte également des salles de travail, un centre de ressources et d’auto-formation et un espace de détente », se réjouit Gérard Dejardin.

Ce réaménagement a également été l’occasion de structurer le Greta autour de deux grands pôles. « Le secteur industrie, aéronautique, informatique et réseau est piloté depuis Déodat de Séverac, tandis que la formation générale, le tertiaire et les arts appliqués le sont depuis l’hippodrome. Nous avons ainsi deux entités bien affirmées, auxquelles s’ajoutent la logistique à Gallieni, et l’insertion aux Izards et à Empalot. La formation se déploie ensuite logiquement dans chaque établissement. »

En 2014, le Greta va fêter ses quarante ans d’existence. « L’âge de la maturité, qui va mener à des rapprochements afin, selon une volonté nationale, de s’harmoniser et de se renforcer. » La restructuration pourrait mener à des « fiançailles » à l’échelle locale entre le Greta de Toulouse et le Greta Garonne dans un proche avenir.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Gérard Dejardin, président du GRETA Toulouse. Photo Hélène Ressayres - ToulEmploi.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Le-Greta-de-Toulouse-prepare-son-avenir,12361