L’INSA Toulouse fête 50 ans d’ouverture et de diversité

Cinquantenaire, l’école d’ingénieurs toulousaine INSA profite de ses spécificités. Ouverture sociale aux plus modestes, richesse des profils, pédagogie interactive et adaptée aux besoins du monde économique.

Créé en 1963, l’INSA de Toulouse, école d’ingénieurs publique en 5 ans post-bac, a toujours prôné l’ouverture sociale et la diversité. « L’objectif de départ était de permettre aux fils de paysans de faire des études brillantes », rappelle Didier Marquis, directeur de l’INSA Toulouse. De fait, 50 ans plus tard, l’école affiche un taux de boursiers de 35%, largement supérieur aux moyennes de 20% de beaucoup d’écoles, et un taux de 36% de filles parmi les étudiants de la dernière promotion. Le profil des élèves est aussi ouvert à de jeunes talents, sportifs de haut niveau, musiciens ou danseurs dont le cursus est aménagé pour leur permettre de poursuivre l’exercice de leur passion. Du « Livre des 50 ans de l’INSA » dressant le portrait de 50 diplômés de l’école, on retient d’ailleurs la diversité des parcours. « A l’INSA, nous n’avons pas d’idée préconçue d’une carrière d’ingénieurs. Claude Raynal, élu politique, David Scrella, rugbyman professionnel, Jean Botti, directeur général délégué technologie et innovation d’EADS, en sont la meilleure illustration », rapporte Didier Marquis.

Une formation en phase avec les besoins socio-économiques

Sur le campus de 20 hectares se croisent près de 2.500 étudiants, l’école accueillant chaque année 500 nouveaux élèves. Recrutés sur dossier, ils ont, pour les deux tiers, obtenus une mention très bien au bac. « Oui, nous recherchons l’excellence mais pas l’élitisme », corrige Didier Marquis. Huit spécialités sont proposées aux élèves en quatrième année après une première année commune à tous, suivie de deux ans de pré-orientation. « Nos spécialités sont revues une fois tous les six ans pour être en phase avec les acteurs du monde socio-économique. Génie civil, génie mathématique, génie des procédés…restent des fondamentaux. En cinquième année, des projets pluridisciplinaires tels énergie, eau et environnement ou gestion des risques permettent aux étudiants de se construire des profils recherchés, à l’interface de plusieurs domaines », explique Didier Marquis. La pédagogie se veut aussi interactive avec l’élève. « Nous partons de cas pratiques pour susciter des questions chez l’étudiant. Pas de questions, pas de cours. De la pratique à la théorie en quelque sorte et non l’inverse. » Le taux d’insertion des ingénieurs de l’INSA de Toulouse est de 95% en moins de six mois après la sortie de l’école. « Malgré la crise, la demande d’ingénieurs est très forte, surtout à Toulouse. Nous plaçons près de deux tiers de nos ingénieurs dans le grand sud-ouest », affirme Didier Marquis.
Isabelle Meijers

Pour en savoir plus sur les 50 ans de l’INSA : www.50ans.insa-toulouse.fr

Sur la photo : Parmi la dernière promotion de l’INSA Toulouse, 36% des étudiants étaient des étudiantes. Photo INSA - Université de Toulouse.

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Source : https://www.toulemploi.fr/L-INSA-Toulouse-fete-50-ans-d-3115