L’école d’ingénieurs en arts chimiques et technologiques renaît dans de nouveaux locaux, après huit années passées sur le campus de Paul-Sabatier, à la suite de l’explosion d’AZF. Les bâtiments de l’INP-ENSIACET, investis lors de la rentrée 2009, ont connu le 17 juin dernier leur inauguration officielle. L’occasion de rappeler la forte implication de l’école auprès des grands groupes industriels et du tissu des PME, mais aussi sa performance en terme de recherche.
L’école compte quatre laboratoires. Ingénierie des matériaux, chimie agro-industrielle, chimie de coordination et génie chimique constituent les axes de travail des chercheurs intégrés à la structure. Pour Céline Bryon-Portet, directrice de la communication, « l’architecture a été pensée pour qu’il y ait une synergie entre l’enseignement et la recherche. Elle favorise les échanges entre les deux populations. De plus, ce nouveau complexe de 26.000 m2 nous a permis de nous doter de matériel ultra sophistiqué, ce qui a entraîné une augmentation des partenariats industriels ». Les contrats avec les entreprises sont passés de 9 millions d’euros à 13 millions depuis l’ouverture.
Recherche, enseignement et apprentissage sur un même campus
Ce cercle vertueux constitue un gage d’intégration dans la vie professionnelle pour les étudiants. Chaque année, un grand groupe parraine une promotion. Cette action a pour finalité de favoriser les embauches d’ingénieurs issus de l’école. Les étudiants sont aussi invités à monter des projets en taille réelle. Ainsi Solar’17, soutenu par Total et Ténésol, a pour vocation de couvrir de panneaux photovoltaïques le parking et la façade de l’entrée de l’ENSIACET. Montant de l’investissement, entièrement piloté par les élèves : 5 millions d’euros. La construction d’un bâtiment contigu à l’école, destiné aux travaux pratiques en lien avec les énergies renouvelables, est également à l’étude.
L’école se lance aussi dans la voie de l’apprentissage avec les PME-PMI. « C’est une nouvelle façon de voir l’ingénierie. Les ingénieurs apprentis obtiendront le même diplôme que ceux issus des prépas Math sup et Math spé. Par le temps qu’ils passent au cours de leur cursus dans les PME, ils constituent un formidable réservoir de compétences pour ces entreprises », estime Céline Bryon-Portet.
Christy Granja
