Infirmier(e) : « Donner beaucoup plus que des soins »

Attention métier porteur !

Pas toujours facile mais très riche sur le plan humain, la profession d’infirmière libérale réclame disponibilité, énergie et passion. Un métier d’avenir, indispensable au maintien à domicile. Nathalie Pegot, infirmière libérale à Montaigut-sur-Save, nous présente les multiples facettes d’une profession de passion.

Aussi loin qu’elle remonte dans ses souvenirs, Nathalie Pegot se rappelle vouloir travailler dans le domaine de la santé. Energique et attentive aux autres, elle s’est assez naturellement tournée vers les études d’infirmières. Aujourd’hui, à 40 ans, cette mère de famille de trois enfants exerce en libéral depuis 13 ans. Installée à Montaigut-sur-Save, Nathalie Pegot embrasse ce métier avec enthousiasme, même si les journées sont parfois longues et lourdes.

S’impliquer en permanence

Infirmière depuis 18 ans, Nathalie a connu le cadre hospitalier durant quelques années. « C’est une facette du métier très différente. J’ai exercé en bloc opératoire, il y avait un cadre précis, des collègues, une atmosphère, un travail d’équipe. En libéral on a une responsabilité propre et une relation aux patients très particulière, on a souvent l’impression d’être beaucoup plus qu’une infirmière. C’est ce qui fait la richesse de cette profession mais cela oblige à donner énormément de soi, à s’impliquer en permanence. Tout en mettant les limites nécessaires. »

Un dosage subtil, parfois difficile à assumer quand on visite jusqu’à quarante personnes les jours très chargés. Nathalie Pegot rencontre beaucoup de personnes âgées, seules, pour qui l’infirmière est bien plus qu’une professionnelle qui prodigue des soins techniques. « Les soins à domicile sont basées sur les relations humaines. Le rôle des infirmières est crucial pour nombre de patients qui sont immobilisés ou isolés. On est au contact en permanence de la détresse et il faut malgré tout être réceptive et de bonne humeur. » Un mot, une attention, une parole, autant de soins à l’âme. « Quand des personnes sont en fin de vie, on ne peut pas passer en coup de vent. C’est souvent dur mais c’est aussi très valorisant car l’on se sent utile. »

Difficile mais valorisant

Pourtant, l’image de ce métier n’est pas toujours positive. Des horaires difficiles, partir tôt, rentrer tard, rouler beaucoup, aligner les piqures pour un prix dérisoire (3,15 euros + 2,30 euros le déplacement) et faire des toilettes pour compléter les revenus, des contraintes que Nathalie Pegot met en balance avec la liberté d’organiser son travail et sa vie familiale. Installée avec une collègue, elle peut travailler 15 jours par mois et consacrer du temps à ses enfants.

« Le plus lourd, c’est la partie administrative que je traite chez moi, mais je ne regrette pas ce choix. Bien sûr, il y a des périodes creuses et d’autres où l’on est débordé mais on ne manque jamais de travail, j’ai déménagé souvent et j’ai toujours travaillé sans problème. Je regrette qu’en école d’infirmière on ne soit pas préparé à l’exercice libéral, notamment du point de vue de la gestion d’un cabinet. Cela reste un très beau métier que l’on peut exercer dans des contextes très divers. Un métier d’énergie et de passion. »
Bertrand Duchemin

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Source : https://www.toulemploi.fr/Infirmier-e-Donner-beaucoup-plus-1827