Depuis Toulouse, Yes Intérim redresse la barre

A l’image des dernières statistiques publiées par les professionnels de l’intérim, le groupe régional Yes Intérim observe une nette atténuation de la chute son activité. Le résultat d’un redémarrage de la demande, mais aussi de sa capacité à apporter des solutions à ses clients et salariés intérimaires.

Une chute du chiffre d’affaires de 90% au début du confinement ! « Soit une baisse supérieure à celle enregistrée au national par notre profession », note Martine Bacqueyrisse. Un recul que la directrice commerciale de Yes Intérim attribue au poids de l’industrie aéronautique et du BTP dans la région, notamment toulousaine. « Du jour au lendemain, les ateliers et les chantiers ont fermé ! » Un choc pour l’entreprise et ses 800 salariés intérimaires, répartis dans ses douze agences en Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Un défi également, que sa soixantaine de salariés permanents s’est empressée de relever. « Dès le déconfinement, toutes nos équipes sont revenues travailler en présentiel afin de renouer avec une dynamique. Et cette forte mobilisation au service de nos clients entreprises et intérimaires a été payante puisque notre activité est repartie à hauteur de 80% du CA de 2019 depuis le mois de juin. »

De nombreuses qualifications sont recherchées

Le groupe de travail temporaire accompagne tout particulièrement les acteurs des secteurs de l’agroalimentaire du transport « qui ne se sont jamais vraiment arrêtés de travailler », observe Martine Bacqueyrisse. Mais également toutes les entreprises qui doivent rattraper le retard pris au printemps. C’est particulièrement le cas dans le bâtiment. « Dans le gros oeuvre comme le second oeuvre, tous les corps de métier sont concernés, c’est-à-dire que nous recherchons aussi bien des maçons que des menuisiers, des conducteurs de travaux que des plombiers... mais aussi plus largement des métalliers, des chaudronniers, des mécaniciens, des chauffeurs... beaucoup de qualifications habituelles en somme. » Un retour à la normal ? « Pas tout à fait. Ce que nous ressentons c’est qu’une certaine inquiétude perdure, même parmi nos clients qui ont de l’activité. Dans l’aéronautique en revanche, il n’y a pas de travail, et là, et cela suscite des craintes dans de nombreux secteurs... »

Yes Intérim a ainsi décidé de fusionner ses deux agences dédiées à l’aéronautique et à l’industrie, désormais réunies rue Riquet, à Toulouse. « L’objectif est de connecter nos intérimaires spécialisés aéronautique avec les besoins de nos clients industriels », explique Martine Bacqueyrisse. « Pour certains profils, tels que les usineurs, les compétences sont très facilement transférables. Pour d’autres, un complément de formation peut être nécessaire, mais c’est faisable, d’autant que l’aéronautique requiert une rigueur très appréciée des recruteurs. » Avec le concours de ses intérimaires, clients et partenaires financeurs, Yes Intérim réfléchit donc à l’élaboration de plans de formation.

« Tout l’enjeu est d’être au plus près des besoins et force de propositions pour pouvoir retrouver notre activité d’avant Covid », conclut la directrice commerciale d’un groupe qui affichait un chiffre d’affaires de 41 millions d’euros l’année dernière.
Ingrid Lemelle

Sur la photo : Martine Bacqueyrisse, directrice commerciale de Yes Intérim. DR.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Depuis-Toulouse-Yes-Interim-redresse-la-barre,29412