A l’ESM, les métiers de bouche aiguisent les appétits

Article diffusé le 1er février 2014

Depuis Muret, l’école supérieure des métiers forment notamment des jeunes et des adultes aux métiers de bouche. Ces filières aiguisent aujourd’hui les appétits des apprentis dans les secteurs de la boucherie, la pâtisserie ou la boulangerie avec à la clé des débouchés assurés.

L’école supérieure des métiers de Toulouse-Muret (ESM) ne voulait pas manquer le rendez-vous du salon des métiers de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration (le Smarth), afin de rappeler que les entreprises artisanales des métiers de bouche ont recours à l’alternance pour transmettre leur savoir. « Nous formons à des métier qui mettent un travail dans les mains de nos apprentis. Je rappelle que nos résultats sont supérieurs à la moyenne national avec un taux de réussite de 86% et que le taux d’employabilité est de 90% à la sortie de nos formations », souligne Muriel Fant-Roux, la directrice de l’ESM. En effet, nos jeunes acquièrent non seulement des compétences, mais également un savoir-être qui est prépondérant et très recherché par les entreprises. »

Au Smarth, l’ESM viendra présenter ses trois grands métiers dans le secteur de l’alimentaire : la boulangerie, la pâtisserie et la boucherie. Des professions qui attirent, mais qui savent aussi s’adapter aux nouveaux modes de consommation, comme le constate Murel Fant-Roux. : « Nous proposons ainsi par exemple une mention complémentaire boulangerie spécialisée, une année supplémentaire après le CAP qui se dédie aux tendances du moment (pain au levain, pains aux céréales, aux fruits secs...). » Du côté de la pâtisserie, l’ESM compte après le CAP une mention complémentaire pâtisserie, glacerie, chocolaterie, confiserie ou un CAP chocolatier, sur lequel « les jeunes se ruent aujourd’hui ». Quant à la boucherie, la directrice de l’ESM constate qu’elle a su se poser les bonnes questions en temps voulu pour parer au nombre important de départs à la retraite qui vont avoir lieu dans les années à venir. L’école de Muret dispose d’ailleurs d’un laboratoire qui présente les caractéristiques d’un site de production professionnel. Muriel Fant-Roux insiste, en outre, sur le fait que les professeurs qui dispensent leur savoir à l’ESM sont réputés et reconnus par leurs pairs. « Ils ont présenté le concours du meilleur ouvrier de France ou sont issus du compagnonnage. »

Des formations même pour les titulaires du Bac

L’ESM forme en apprentissage les jeunes de 16 à 25 ans, puis au delà de 26 ans en contrats de professionnalisation. « Nous comptons au moins 450 personnes pour chaque cycle de formation pour toutes les spécialités alimentaires réunies », détaille Muriel Fant-Roux. Yves Yvinec, le secrétaire général de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Haute-Garonne, indique, de son côté, que les formations de l’ESM s’adressent également aux personnes titulaires du bac. « Nous proposons aux jeunes qui ont un niveau bac ou un parcours dans le supérieur de suivre en parallèle de leur CAP une formation pour obtenir un titre d’entrepreneur de petite entreprise. Nous avons réalisé ce cursus de niveau 3 en partenariat avec le CNAM. »

Au sortir de leurs formations, aucun problème de débouchés pour les jeunes formés à l’ESM. « « La boucherie, la charcuterie, la pâtisserie et la boulangerie représentent 2.700 entreprises artisanales dans le département de la Haute-Garonne, et emploient 6.000 personnes. Le secteur est actuellement dans une spirale ascendante. Au sortir de nos formations, le jeunes disposent d’un savoir-faire qu’ils peuvent développer un peu partout dans le monde, en créant leur structure ou en étant salarié », conclut Yves Yvenec.
Agnès Frémiot

Sur la photo : L’ESM forme en apprentissage les jeunes de 16 à 25 ans, puis au delà de 26 ans en contrats de professionnalisation. DR.

Réagir à cet article

Source : https://www.toulemploi.fr/A-l-ESM-les-metiers-de-bouche-aiguisent-les-appetits,12650