C’est la proportion d’entreprises mondiales qui envisagent la possibilité d’embaucher des mères de famille cette année. Seulement ? Ce quota passe à 25% en France...
En ce mardi 8 mars 2011, journée internationale de la femme, cette étude du cabinet britannique Regus démontre que les préjugés ont la vie dure, a fortiori en période de crise. Non seulement les entreprises étaient 44% a se déclarer ouvertes à l’opportunité de recruter une mère il y a encore un an, mais les motifs invoqués pour expliquer leur choix frisent la misogynie...
41% des recruteurs français estiment ainsi que les mères de famille s’investissent moins au travail (4 points de plus que la moyenne mondiale), 41% également qu’elles manquent de flexibilité, 29% qu’elles constituent un risque puisqu’elles voudront probablement un autre enfant, et enfin 24% que leurs compétences sont dépassées.
Et comme si cela n’était pas suffisant, l’Insee et l’Ined viennent de publier les résultats d’un sondage dans lequel un Français sur quatre déclare, qu’en période de crise économique, les hommes devraient être prioritaires pour trouver un emploi...
Bonne fête !
