ToulEmploi

Publié le lundi 12 novembre 2018 à 18h42min par Ingrid Lemelle

Purpan veut devenir une référence parmi les écoles d’ingénieurs Post Bac

Quasi centenaire, l’école Purpan n’en oublie pourtant pas d’innover. Dès le mois de décembre, elle rejoindra Parcousup. Elle s’ouvre également plus largement à l’entrepreneuriat avec un incubateur intégré.

En 2019, l’école d’ingénieurs de Purpan fêtera ses cent ans. Chaque année, cette vénérable institution toulousaine accueille mille étudiants qui souhaitent se spécialiser dans les sciences du vivant, l’agriculture, l’agro-alimentaire, mais aussi le marketing, le management ou les fonctions commerciales. « Nous sommes finalement une école généraliste qui forme à plus de 300 métiers. Mais au-delà des savoir-faire, nous accordons une attention particulière à la formation humaine. Nos diplômés sont donc des têtes bien faites avec une employabilité très forte », constate Eric Latgé, son directeur général. Purpan recrute en post-Bac des titulaires d’un Bac S, mais pas seulement. « Les ES sont les bienvenus, tout comme les sections scientifiques. Nous recrutons dans des origines variées : biologie, Paces (Première année commune aux études de santé)… Nous recherchons, en priorité, une base scientifique et des personnalités. Nous donnons leurs chances à des candidats qui ne ne sont pas formatés. » Si les trois premières années de formation sont généralistes, c’est au niveau du Master que les étudiants choisissent leur spécialité parmi une offre diversifiée (Forêt, agriculture et environnement, Qualité et sécurité des aliments, Banque, finances et assurances…) « J’ai coutume de dire que les trois premières années sont le menu, et qu’ensuite c’est un choix à la carte pour un approfondissement autour d’une spécialité », explique Eric Latgé.

Un incubateur pour faire croître des jeunes pousses

Dès le mois de décembre, l’école Purpan sera présente sur Parcoursup au travers d’un portail qui regroupe quatre écoles d’ingénieurs, le réseau France agro3. « Notre objectif est de devenir ainsi une référence parmi les écoles d’ingénieurs post-Bac et de nous jeter dans le grand bain », se félicite Eric Latgé. Depuis la rentrée, l’établissement propose également des cours de culture générale à ses étudiants. « Nous les formons au niveau technique, mais nous voulons également qu’ils aient une appétence pour les sciences humaines. Nous sommes toujours dans la complémentarité du savoir-être et du savoir-faire. »

Purpan développe enfin un incubateur au sein de ses locaux, afin de mettre le pied à l’étrier des étudiants qui portent un projet entrepreneurial. « 96% de nos étudiants trouvent un emploi dans les six mois qui suivent leur sortie de l’école. Mais l’employabilité change, d’où notre intérêt pour l’entrepreneuriat et le statut d’étudiant-entrepreneur », précise Eric Latgé. Le corps professoral les accompagnera dans un rôle de mentoring, tout comme les alumni et IntellAgri, une société de capital amorçage, leur permettra de financer leur croissance. « Nous allons mettre à disposition de ces entrepreneurs un espace où se croiseront les étudiants, leurs mentors et les anciens élèves. »
Agnès Frémiot

6040 euros l’année d’étude

Photo EI Purpan DR.