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Publié le lundi 24 septembre 2018 à 19h10min par Ingrid Lemelle

Dans le Gers, Sup de vélo forme les experts de la petite reine

Créé il y quelques années à L’Isle-Jourdain, Sup de vélo vient d’être labellisé centre national de certification par la branche professionnelle Union Sport et Cycle. Une école unique en Occitanie !

Depuis 2010, les passionnés de la petite reine peuvent se former à L’Isle-Jourdain, dans le Gers, à diverses spécialités, avec une certification professionnalisante phare : le CQP Technicien vendeur cycle. Sup de vélo vient d’ailleurs de vivre une petite révolution en étant labellisée par la branche professionnelle Union Sport et Cycle comme centre national de certification. Une reconnaissance pour l’établissement, qui fait partie des trois seuls sites à proposer ce cursus en France. « Au départ, nous avions mis en place cette formation pour répondre aux besoins du groupe Cyclelab. Nous l’avons élargie depuis », explique Matthias Costes, responsable pédagogique de l’école.

Le cursus, de sept semaines, reprend de A à Z les bases du vélo, tant sur les plans mécanique et technique, que sur les aspects du marketing et de la vente. Et dès le mois de janvier 2019, elle sera prolongée de quinze jours afin d’approfondir les techniques de vente. Elle s’adresse à la fois aux personnes déjà en poste qui souhaitent faire valider leurs compétences, mais aussi aux demandeurs d’emploi et à ceux qui souhaitent opérer une reconversion professionnelle. « Le CQP n’est pas obligatoire pour travailler en magasin, mais il est de plus en plus demandé. Il valide une bonne connaissance du domaine et permet d’espérer des salaires plus élevés », souligne Matthias Costes.

Cinq sessions chaque année

Ce CQP est accessible à un public âgé de 18 à 70 ans ; les apprenants doivent simplement disposer d’un niveau V (BEP / CAP) minimum. « Nous comptons de plus en plus de personnes en reconversion qui ont travaillé quinze ou vingt ans dans un secteur, parfois en occupant de hautes fonctions, et ont envie d’orienter leur carrière dans le vélo. »

Cinq sessions sont proposées chaque année. Les débouchés se trouvent à la fois dans les magasins spécialisés et les grandes enseignes. « Nous recommandons d’ailleurs à nos stagiaires de démarrer dans ces dernières, afin de voir beaucoup de vélos. Dans les magasins spécialisés, ils n’auront pas le droit à l’erreur. » A l’avenir, Sup de vélo aimerait se doter d’une formation par apprentissage.
Agnès Frémiot

2400 euros, finançable dans de nombreux cas

Photo Sup de Vélo DR.