ToulEmploi

Publié le lundi 22 février 2016 à 18h30min par Isabelle Meijers

Admission Post Bac : toutes les formations n’y sont pas… encore !

Difficile d’y voir clair. Le portail Admission Post Bac n’est certes pas exhaustif dans ses propositions de formations. Quelles sont les filières hors APB ? Et pourquoi en sont-elles exclues ? Décryptage.

Quelles études après le Bac ? Un choix d’autant plus critique en région que la Haute-Garonne fait figure de département où les chances d’ascension sociale par le diplôme des enfants d’origine populaire sont parmi les plus fortes du territoire (source France Stratégie* Nov 2015). Les élèves de terminale, au nombre de 27.000 dans l’académie de Toulouse, ont jusqu’au 20 mars 2016 pour renseigner leurs voeux sur le portail Admission Post Bac. Mais attention, même si plus de 12.000 formations sont répertoriées, un certain nombre d’établissements ou de filières n’apparaissent pas. Ainsi, les écoles paramédicales (ostéopathie, chiropraxie, infirmiers), les Instituts d’études politiques (des informations sont cependant données sur le parcours), certaines écoles d’ingénieurs comme l’Icam, les écoles de commerce privées hors contrat, et certaines écoles d’art ne sont pas référencés sur le site.

Un recensement encore incomplet

« Nous n’avons pas encore une visibilité complète de tout ce qui ne figure pas sur APB. Donc nous ne sommes pas vraiment dans une phase d’invitation aux écoles à rejoindre le site. Mais cela va changer pour plus de clarté », admet Nicolas Madiot, chef du service académique d’information et d’orientation au rectorat de Toulouse. Aujourd’hui, c’est à l’établissement souhaitant figurer dans le portail de faire la demande auprès du rectorat qui transmet au ministère. « Un dialogue montant et descendant s’instaure alors. Et ce n’est pas parce que le site est public que seules les écoles publiques peuvent figurer. Le rectorat accompagne alors les écoles dans leur demande, les informe sur les modalités. Car la condition sine qua non pour prétendre à APB est de figurer dans le RNCP (répertoire national des certifications professionnelles). Autrement dit, le sésame, c’est une reconnaissance nationale du titre délivré par l’école », complète Nicolas Madiot. Ainsi, l’Idrac, établissement privé bénéficiant d’un campus à Toulouse, vient de faire le choix d’intégrer le portail cette année pour son Bachelor Responsable marketing. « Une école sur APB aura une meilleure visibilité nationale et une vraie reconnaissance », souligne Nicolas Madiot.

Des contraintes pour l’école répertoriée

En retour, l’établissement devra s’engager à renoncer à des recrutements hors APB, en signant une charte, et se conformer au processus d’admission du site, en particulier son calendrier. Ainsi, l’école s’engage à ne pas demander d’acompte avant le choix définitif du candidat, qui peut intervenir jusqu’en juillet, alors même qu’elle aura engagé des frais sur des entretiens à mi-parcours. Actuellement, les écoles d’ostéopathie et de chiropraxie de Toulouse sont en phase d’agrément pour figurer sur APB l’année prochaine. Mais à Toulouse comme en national, c’est encore l’université qui reste le premier choix des candidats dans 50% des cas. Et en fin de processus, près de 60% des jeunes bacheliers acceptent d’intégrer le cursus universitaire.
Isabelle Meijers

*France Stratégie : organisme de réflexion, d’expertise et de concertation placé auprès du Premier ministre.

Sur la photo : Nicolas Madiot, chef du service académique d’information et d’orientation au rectorat de Toulouse, et Stéphanie Jansou, référente académique Admission Post Bac. Photo Hélène Ressayres - ToulEmploi.