Pourquoi l’UPS de Toulouse a-t-elle opté pour une L1 en deux ans ?

Régine André-Obrecht, vice-présidente formation de l’Université Paul Sabatier revient sur la création de la L1 Cap réussite, qui permet aux étudiants en sciences de valider leur première année en deux ans.

Pourriez-vous nous expliquer ce qu’est le L1 Cap Réussite ?
Il s’agit pour l’étudiant de valider sa première année de Licence en deux ans. L’objectif n’est pas de refaire une terminale, mais de lui proposer de faire l’acquisition des compétences qui lui manquent.

Pourquoi avoir mis en place cette première année en deux ans ?
Au niveau national, un étudiant sur deux échoue en Licence. La plupart de ceux qui n’ont pas réussi avait certainement le potentiel, mais besoin d’un complément d’apprentissage. Nous avons préféré cette formule à une L0, comme il peut en exister ailleurs, pour leur permettre d’attaquer leur Licence dès le démarrage des cours. C’est plus motivant, puisque cela leur permet de consolider leurs connaissances tout en apprenant des choses.

A qui cette L1 est-elle destinée ?
Elle était ouverte, sur la base du volontariat, à l’inscription aux étudiants en sciences (sciences de la nature ou sciences fondamentales et appliquées), issus des filières littéraires et technologiques, mais aussi aux titulaires d’un Bac S, qui ne se sentent pas confiants dans leurs capacités.
Nous avons été surpris par le succès de la formule, pour sa mise en place, puisque 200 étudiants sur les 2.400 inscrits ont souhaité rejoindre cette L1. Mais si, à la fin du semestre, il s’avère que certains se sont sous-estimés, ils pourront rejoindre le cursus classique.

Quelle est la philosophie de cette L1 ?
Il faut voir ce choix comme celui de la réussite. Les étudiants n’ont pas encore forcément les compétences, compte-tenu de leur choix de filière, mais ils veulent aller plus loin. Les mauvaises notes n’aident pas à avancer, ils se placent ainsi dans un parcours de réussite, et non dans une dynamique d’échec.
Propos recueillis par Agnès Frémiot

Sur la photo : Régine André-Obrecht, vice-présidente formation de l’UPS. Photo Alain Labat – Université Toulouse III - Paul Sabatier DR.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Pourquoi-l-UPS-de-Toulouse-a-t-elle-opte-pour-une-L1-en-deux-ans,14598