Midi-Pyrénées face au défi de l’échec scolaire

Pour échanger et diffuser des pratiques d’un pays à l’autre, l’association européenne pour la formation professionnelle organisait sa conférence annuelle à l’Afpa de Toulouse Balma la semaine dernière. L’occasion d’évoquer le décrochage scolaire des jeunes, l’un des thèmes abordés, et de faire le point sur les solutions régionales pour diriger ces derniers vers une formation ou un emploi, ou encore un emploi d’avenir.

Les études montrent souvent l’ennui de ces élèves, leur incapacité à voir le sens de leur présence en classe. De mutisme inquiétant en absences répétées, ils finissent un jour par cesser d’aller en cours. Ces jeunes qui n’ont aucun diplôme, combien sont-ils en Midi-Pyrénées ? Ils sont en moyenne entre 4.000 et 5.000 à sortir du système scolaire tous les ans. « En décrochage scolaire, sans qualification, ni diplôme, ces jeunes sont dans la nature et nous devons aller les chercher pour les raccrocher au système », indique Janine Loïdi, première vice-présidente du Conseil régional Midi-Pyrénées. Cette préoccupation fait l’objet d’actions à l’échelle nationale. Effectivement, en décembre dernier, Luc Peillon, le ministre de l’Education nationale, a présenté son plan de lutte contre le décrochage scolaire pour insérer 140.000 jeunes concernés en France.

Les solutions régionales

La réussite éducative des jeunes est aussi une priorité pour la Région. D’ailleurs, la collectivité a ouvert à Toulouse en 2004 l’Ecole de la deuxième chance. Quelque 1.200 jeunes, de 18 à 30 ans, se sont assis sur les bancs de cet établissement. Un an après leur sortie, 52% ont un emploi et 19% sont en formation. Forte de cette réussite, la Région a décidé de mettre en place un nouvel outil « pour limiter les risques d’échec » : le coaching Pass’insertion personnalisé et individualisé. Doté d’un financement de 2 millions d’euros, ce dispositif devrait concerner entre 1.500 et 2.000 jeunes de 18 à 30 ans qui veulent accéder aux emplois d’avenir. « Les organismes, telle que les missions locales dans chaque département, devront repérer ces jeunes pour les coacher par petit groupe toutes les semaines. Ce coaching n’est pas limité dans le temps et est encadré par un adulte référent », souligne la vice-présidente, qui précise que le Pass’insertion entrera en vigueur fin 2013 ou 2014. De plus, pour encourager les employeurs associatifs à recruter des emplois d’avenir la Région renforce son soutien financier en leur accordant un chèque formation accompagnement de 1.500 euros.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Jean-François Mezières (à droite), président de l’association européenne pour la formation professionnelle et Christophe Donon, directeur stratégique de la délégation France de l’Afpa, se mobilisent contre le décrochage scolaire. Photo Hélène Ressayres - ToulEmploi.

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Emploi d’avenir : le chèque formation accompagnement et ses modalités pratiques

La Région a décidé de mettre en place une aide pour les employeurs associatifs, consacrée à la formation du jeune et de son tuteur. Ce soutien financier prend la forme d’un chèque formation-accompagnement d’un montant de 1.500 euros, dont 1.000 euros pour le jeune et 500 euros pour le tuteur. Ce chèque peut être renouvelé soit à mi-parcours ou au terme des 18 mois.
Quel est le processus ?
Les associations de dix salariés maximum à temps plein, hors contrats aidés, envoient la demande de subvention par courrier accompagnée du formulaire « demande Chèque-Accompagnement Formation » joint au document CERFA emploi d’avenir de l’Etat, d’une copie de l’exemplaire « employeur » validant la création du poste et d’une copie du contrat de travail.

Le dossier est à envoyer par courrier uniquement à Monsieur Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées, 22 boulevard du Maréchal Juin, 31 046 Toulouse cedex 9.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Midi-Pyrenees-face-au-defi-de-l-3439