Le e-commerce profite-t-il de la crise en Occitanie ?

JVWEB fait partie des pionniers du marketing digital en France. Depuis Montpellier, la société accompagne de nombreux e-commerçants dans le monde. Et certains ont vu leurs activités augmenter sous l’effet du confinement. Avec des recrutements à la clé. Notamment en Occitanie...

Jonathan Vidor, vous êtes le président fondateur de JVWEB à Montpellier, pouvez-vous nous présenter votre société ?
Nous sommes une agence e-marketing spécialisée en référencement pour les e-commerçants. La société a été créée en 2004 à Montpellier, où se situe toujours son siège, et nous avons trois autres agences à Paris, Genève et Shanghai, ce qui nous permet d’accompagner les campagnes Google Ads et Facebook Ads de nos clients à l’international.

Vous étiez donc « aux premières loges » pour observer l’évolution du e-commerce pendant cette période de confinement, quels enseignements en avez-vous tiré ?
Les deux dernières semaines de mars, nous avons observé une décélération brutale, de l’ordre de - 70%, voire un arrêt total des ventes pour certains, puis cela a repris et augmenté de jour en jour. Les difficultés rencontrées étaient bien sûr en lien avec l’épidémie, qui a suscité crainte et attentisme de la part des clients, mais aussi aux problèmes organisationnels des entreprises, en termes de logistique et de transport notamment. Certains ont réagi plus vite que d’autres, et l’activité a repris. L’évolution du chiffre d’affaires de nos clients s’est alors inscrit entre - 30% et + 30%.

La crise sanitaire a donc boosté l’activité de certaines enseignes ?
Bien sûr, à commencer par toutes entreprises alimentaires dont les ventes en ligne ont augmenté de 300% en moyenne. Celles qui ont également profité de la fermeture des magasins dans les secteurs des biens culturels, du petit bricolage, du jardinage... La vente de vêtements de bébé et de produits de puériculture est également restée très dynamique. On a d’ailleurs un bel exemple de réussite en Occitanie, avec le site de vente en ligne de l’enseigne Orchestra. Et puis on a des e-commerçants qui ont bénéficié de circonstances particulières. je pense par exemple à I-Run, à Toulouse, dont les ventes ont explosé sous l’effet de la demande de baskets de running, mais aussi du moindre stock dont disposaient ces concurrents ?

Est-ce que cette évolution des ventes s’est accompagnée de recrutements ?
Dans un premier temps, nos clients ont eu surtout recours aux heures supplémentaires ou à une réaffectation de leur personnel administratif, moins sollicité pendant cette période, à la logistique. Mais tous ceux dont le chiffre d’affaires a augmenté ont recruté oui, principalement en intérim, et en priorité des personnes qui avaient déjà travaillé pour eux.

Qu’en est-il de votre société ?
Au début de la crise, nous accusions une baisse d’activité de 70% contre - 25% début mai. Nous nous sommes nous aussi adaptés et sommes restés mobilisés. Nous n’avons pas eu recours à l’activité partielle, mais choisi de réaffecter certains collaborateurs sur l’accompagnement des clients qui étaient en croissance. Nous en avons également profité pour élaborer de nouveaux services que nous allons lancer en juin. Et nous maintenons nos projets de recrutement. Environ dix embauches cette année. Deux collaborateurs nous ont d’ailleurs rejoint pendant le confinement, et nous allons intégrer des chargés de compte pour la France, mais aussi les marchés espagnol, allemand et italien. Nous recherchons également un commercial en Suisse.
Propos recueillis par Ingrid Lemelle

Sur la photo : Jonathan Vidor, président fondateur de JVWEB. DR.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Le-e-commerce-profite-t-il-de-la-crise-en-Occitanie,28850