L’enseignement et la formation recrutent de nouveau en Midi-Pyrénées

La Journée mondiale des enseignants se déroulera le 5 octobre prochain. Des professionnels très demandés, dans l’Éducation nationale comme le secteur de la formation tout au long de la vie. Les recrutements sont actuellement nombreux, et la demande va rester forte, au moins jusqu’en 2015. Pyramide des âges, priorité politique et réorientation professionnelles obligent.

En plaçant l’éducation comme secteur prioritaire, le gouvernement a choisi de revaloriser un métier dont les conditions de travail semblaient devenues si difficiles qu’il avait perdu toute attractivité. Si les salaires des débutants ont été revus à la hausse par l’ancienne majorité présidentielle, aujourd’hui, l’objectif du ministère de l’Éducation nationale, qui vient d’annoncer la création de 40.000 postes sur l’année 2013, est « de redonner de l’appétence du fait des contenus des enseignements » précise Jean-Jacques Vial, directeur des ressources humaines de l’Académie de Toulouse.
Tout un programme pour recruter tout azimut dans toutes les disciplines. Les matières rares, les lettres et les maths sont cependant en situation particulièrement tendue en Midi-Pyrénées, et le recours à Pôle emploi est fréquent pour combler les postes vacants. Des opportunités qui devraient perdurer, bon nombre d’enseignants partent en retraite (un tiers des professeurs a plus de 50 ans aujourd’hui), tandis que celui des élèves ne cesse de progresser et oblige à ouvrir des postes.

Un concours spécifique en 2013

Plusieurs milliers de postes seront donc à pourvoir en Midi-Pyrénées pour venir en renfort ou remplacer une partie des 34.251 professeurs du premier et second degré, titulaires ou non, qui ont fait leur rentrée le 3 septembre dernier. Outre les classiques concours qui permettent d’être recruté durablement, l’accès à l’enseignement est possible pour tout titulaire d’un master 2, dans des conditions plus précaires (contractuels ou vacataires). Et les besoins sont tels, même si l’Académie de Toulouse est très demandée pour les mutations, qu’en 2013 sera organisé un concours spécifique pour titulariser les précaires en poste pour la rentrée de septembre 2014. Un concours qui prendra en compte leur expérience. À cela s’ajoute le dispositif "emploi d’avenir", promis pour le 2 novembre, qui devrait également permettre de mettre le pied à l’étrier à de nombreux futurs enseignants.

La formation, une autre opportunité

Outre l’enseignement, la formation a également le vent en poupe. Le secteur se développe depuis la loi promulguée en 2004 sur « la formation professionnelle tout au long de la vie et le dialogue social » . En Midi-Pyrénées, 3.574 organismes de formation professionnelle continue étaient ainsi référencés fin 2011. Soit 1.000 de plus qu’en 2008 ! C’est que la Région, dont c’est une compétence, investit massivement sur une filière censée participer à résoudre la problématique de l’emploi. 234,8 millions d’euros en 2012 ! Là aussi, les recrutements concernent toutes les disciplines : les classiques (lettres, langues, maths etc.) et celles des différents secteurs d’activité en tension comme la santé, les transports, l’informatique, la finance, la bureautique etc.

Un secteur qui peine toutefois à fidéliser son personnel : « On ne nous propose souvent que quelques heures par semaine avec un statut de vacataire » témoigne Claire, professeur d’espagnol, 10 heures par semaine dans un institut de l’agglomération toulousaine. « Le turn-over est important parce que les organismes de formation ajustent en continu leurs effectifs », poursuit-elle. De fait, les annonces d’offres de poste sont permanentes sur les sites dédiés à la recherche d’emploi. Mais au fil de la consolidation de ces entreprises de la formation, les embauches devraient là-aussi devenir durables.
Nathalie Malaterre

Photo : Auremar - Fotolia.

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Source : https://www.toulemploi.fr/L-enseignement-et-la-formation-2758