Réalisé début 2026 auprès de plus de 1000 salariés et 500 dirigeants, le dernier baromètre « L’entreprise de demain » de la Confédération générale des Scop montre que le modèle coopératif bénéficie d’une image particulièrement positive auprès des salariés. Leurs motivations ? Une meilleure participation aux décisions stratégiques, un partage plus équitable des résultats et une organisation du travail jugée plus humaine. Près d’un salarié sur deux envisage même de créer ou reprendre une entreprise sous forme coopérative.
Au-delà de cette perception, plusieurs études soulignent également un impact concret sur la qualité de vie au travail. Les salariés des Sociétés coopératives et participatives attribuent ainsi une note moyenne de 7 sur 10 à leur qualité de vie au travail, contre 6,1 dans les entreprises privées classiques. Un écart qui s’explique notamment par un management plus participatif, une meilleure cohésion des équipes et un sentiment d’utilité plus fort.
Un modèle "en phase avec les attentes actuelles"
Autre argument mis en avant : leur stabilité. Le taux de pérennité des Scop occitanes atteint par exemple 77,8 % à cinq ans, contre 69 % pour l’ensemble des entreprises françaises. Un indicateur qui renforce leur attractivité dans un contexte où les salariés recherchent davantage de sens, mais aussi de sécurité professionnelle.
« Les Scop sont des entreprises à part entière, qui évoluent et performent dans l’économie au même titre que les autres structures », souligne Nathalie Perrot, dirigeante de l’agence d’architecture Enzo & Rosso et présidente de l’Union régionale des Scop Occitanie Pyrénées. « Ce qui les distingue, c’est leur mode de gouvernance fondé sur la participation collective et la responsabilité partagée. Ce fonctionnement favorise le développement d’entreprises durables, innovantes et profondément en phase avec les attentes actuelles en matière de partage de la valeur, de considération humaine et d’engagement territorial. »
Dans la région, les Scop représentent désormais 580 entreprises, 7682 emplois et 778 millions d’euros de chiffre d’affaires, confirmant l’ancrage croissant du modèle coopératif dans l’économie.
Ingrid Lemelle
Sur la photo : Nathalie Perrot, présidente de l’Union régionale des Scop Occitanie Pyrénées. Crédit Rémi Benoît.
