Pourriez-vous nous dépeindre votre parcours dans le domaine de l’emploi ?
Avant mon arrivée en Midi-Pyrénées, j’étais directeur régional de Pôle emploi Auvergne, où j’ai mis en œuvre, entre juillet et décembre 2008, la fusion Assédic / ANPE. Auparavant, j’avais notamment travaillé à Paris en tant que Directeur d’appui réseau au sein de l’Unedic et j’avais justement œuvré sur le dossier de la création de Pôle emploi. Entre 2005 et 2007, j’étais Directeur-adjoint de l’Assédic des Pays de la Loire et de 2001 à 2005 j’exerçais la même fonction dans le Nord.
Quelles actions entendez-vous mettre en œuvre en priorité en Midi-Pyrénées ?
Nous allons faire en sorte de pouvoir répondre aux besoins en main d’œuvre des métiers en tension en mettant des outils à disposition des secteurs concernés. Ainsi, je souhaite booster dans la région la Méthode de recrutement par simulation (MRS). Très concrètement, nous avons déjà travaillé dans ce sens avec l’UIMM, notamment dans le bassin de Lavelanet, ce qui a abouti à 23 embauches en contrat de professionnalisation.
Quels seront les autres axes de votre action dans les prochains mois ?
Nous allons travailler autour de la personnalisation des relations avec les demandeurs d’emploi, et chercher à fluidifier le marché du travail pour faire en sorte qu’il y ait une transparence totale des offres d’emplois sur le site internet du Pôle emploi. Nous devrions ainsi pouvoir passer plus de temps avec les entreprises qui ont de réelles difficultés de recrutement.
Qu’en est-il justement aujourd’hui des relations entre Pôle emploi et l’entreprise ?
La région compte un terrain fertile en termes d’emplois. Nous comptons 23.620 entreprises clientes dans la région. Les offres collectées par Pôle emploi en Midi-Pyrénées augmentent d’ailleurs de 3,9% sur un an, alors qu’elle diminue de 0,4% au niveau national. Il faut savoir qu’actuellement 50% des entreprises de plus de 50 salariés en Midi-Pyrénées travaillent avec le Pôle emploi. Nous devons désormais nous attacher à aller vers les petites entreprises en leur dédiant des services adaptés. Dans ce sens, nous avons visité 32.600 entreprises depuis 12 mois.
Qu’en sera-t-il, selon vous de la situation de l’emploi en 2012 ?
Je pense qu’en 2012 la baisse du nombre de demandeurs d’emploi est difficilement envisageable, étant donné la conjoncture économique. Néanmoins les entreprises continuent d’embaucher et ont toujours des difficultés de recrutement. A nous de travailler sur l’intermédiation entre l’offre et la demande, en repensant les secteurs d’activités dans lesquels les demandeurs d’emploi pourraient travailler.
Propos recueillis par Agnès Frémiot
