ToulEmploi

Publié le lundi 27 novembre 2017 à 18h42min par Ingrid Lemelle

Toulouse : une mine d’emplois à creuser sur Le Grand Marché

Le MIN Toulouse Occitanie recrute chaque année plusieurs centaines de personnes. Avec difficulté… Et pourtant, tout concourt à faire grossir le « ventre de Toulouse » !

148 entreprises, 339 producteurs, 900 emplois directs et plus de 6000 indirects, et quelque 400 offres d’emploi diffusées chaque année. Le Marché d’intérêt national (MIN) Toulouse Occitanie, rebaptisé Le Grand Marché en juillet dernier, n’est pas seulement un acteur économique majeur dans l’approvisionnement de l’agglomération toulousaine. Il est également un employeur de premier plan ! De préparateurs de commandes, chauffeurs, vendeurs, d’acheteurs, de manutentionnaires, frigoristes… « Nous sommes un Marché d’intérêt national et œuvrons, à ce titre, pour l’intérêt général. Or le MIN offre chaque année de nombreuses opportunités, à tous les niveaux de qualification et pour tous les Toulousains : habitants des quartiers prioritaires, jeunes, femmes… », a récemment rappelé la directrice du marché, Maguelone Pontier.

Des besoins récurrents qui ont incité l’agence Pôle emploi de La Cépière à se rapprocher du MIN. « Depuis 2015, nous avons mis en place une permanence, à l’initiative de l’un de nos conseillers, Jean-Louis Cabrol », explique la directrice de l’agence, Anne Moyen. « Cela nous a permis de mieux connaître les entreprises et leurs besoins, d’être plus réactifs, plus proactifs également, et de pouvoir mettre en place ponctuellement des opérations de job-dating. » C’était le cas, le 23 novembre dernier, David Esperon, directeur logistique de TerreAzur, faisant partie des recruteurs : « Cette relation de proximité est importante et nécessaire. Nous avons un interlocuteur qui connaît notre activité et nos métiers, ce qui lui permet de mieux cerner nos attentes, mais aussi de nous accompagner dans notre volonté de faire évoluer certains salariés, car notre but est bien de fidéliser nos collaborateurs. »

« Notre milieu est très méritocrate »

Olivier Peignin, gérant de Promocash, est lui aussi convaincu : « Ce n’est pas évident pour une petite entreprise telle que la nôtre (25 personnes) de gérer seule ses recrutements, et nous n’avons pas forcément connaissance des différentes possibilités offertes par Pôle emploi, comme par exemple l’Action de formation préalable à l’embauche (AFPR). » Une offre de services d’autant plus appréciée que les employeurs concèdent d’importantes difficultés de recrutement. « Nous travaillons 24h/24 dans des entrepôts frigorifiques, ce qui implique des horaires décalés et un environnement qui dissuadent certains candidats… » observe David Esperon. « Pourtant, il y a de nombreux avantages financiers, comme les horaires de nuit, les primes… et, dans notre cas, nous recrutons presque exclusivement en CDI. »

« Notre milieu est très méritocrate, l’ascenseur social fonctionnant dans nos entreprises ! », insiste la directrice du Grand Marché. Jérôme Henon en atteste. Recruté en 2016, comme préparateur de commandes dans une entreprise de fruits et légumes, le jeune homme a rapidement évolué : « On m’a également confié la formation des nouvelles recrues et je suis très satisfait de mon travail, même si c’est un travail exigeant. Ici, il y a de la place pour tout le monde, et j’ai trouvé la mienne ! » De la place dès aujourd’hui, et plus encore demain. Le Grand Marché, désormais exploité par la Semmaris (société gestionnaire du MIN de Rungis), La Poste et de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées, a en effet des projets de restructuration. De 83%, son taux d’occupation devrait passer à 92/95% d’ici à deux ans.
Les candidats intéressés sont invités à se rapprocher de l’agence de La Cépière, de leur conseiller s’ils sont demandeurs d’emploi, ou encore à consulter le site de Pôle emploi.
Ingrid Lemelle

Sur la photo : Le taux de féminisation des MIN est actuellement de 35%, contre 15% il y a encore trois ou quatre ans. « Nous allons organiser des visites à destination des femmes demandeurs d’emploi », a indiqué la directrice du Pôle emploi de La Cépière, Anne Moyen. Photo @Min_toulouseoccitanie