Pourquoi faut-il faire du dialogue social une priorité dans l’entreprise ?

Le 20 novembre dernier, Altedia a réuni à la CCI de Toulouse les responsables RH de grands groupes et de PME de la région afin d’échanger sur le dialogue social et la performance économique. Le point avec sa nouvelle directrice régionale, Dominique Faure.

Dominique Faure, vous êtes la directrice régionale du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia. Pourquoi Altedia a-t-il choisi de s’intéresser au dialogue social et à la performance économique ?
L’Accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013, qui a abouti à la loi de sécurisation de l’emploi votée en juin dernier au Parlement, oblige désormais le comité de direction à partager l’information sur la stratégie d’entreprise. Il s’agit d’une réelle adaptation à la nouvelle économie, qui est aujourd’hui une absolue nécessité de transformation collective. Nous souhaitons faire prendre conscience à tous que c’est le moment d’associer plus étroitement les salariés à la gouvernance afin d’anticiper d’éventuels mouvements, même très en amont des crises.

Les entreprises y sont-elles déjà sensibilisées à cette problématique ?
La question de l’accompagnement des entreprises dans les transformations est un sujet que nous connaissons bien chez Altedia, Elle est encore plus d’actualité aujourd’hui car, en dehors des secteurs particuliers de l’aéronautique et du luxe, tous sont impactés par la transformation du modèle économique. Les entreprises ont conscience de ces mutations, mais elles sont difficiles à anticiper, alors que dans l’idéal, il faudrait pouvoir se projeter à trois ans pour prévoir ces changements. Mais les petites et moyennes entreprises notamment ont des difficultés pour avoir une visibilité aussi lointaine surtout quand elles gèrent des commandes à six mois. Il y a moins de culture de l’anticipation dans les PME que dans les grands groupes.

Comment opérer sur ce sujet ?
Il faut travailler sur trois axes : l’anticipation, la cohésion, une plus grande transparence économique, et associer plus à la compréhension des enjeux stratégiques de l’entreprise. Les modalités diffèrent selon les situations, mais la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), la formation et la gestion des compétences sont autant de pistes à explorer.

Comment Altedia accompagne les entreprises sur ces thématiques ?
Nous travaillons sur trois dispositifs : la gouvernance sociale, l’anticipation, et la phase de réorganisation. Nous intervenons dans la stratégie sociale, qui est une des composantes du métier de DRH. Pour l’anticipation, nous œuvrons sur la GPEC de façon pragmatique dans une approche opérationnelle. Quant aux restructurations, nous travaillons à son objet afin de réduire son impact sur l’emploi. Au niveau national, nous avons accompagné 20.000 personnes dans leur transition professionnelle.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Dominique Faure, la directrice régionale d’Altedia. DR

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Source : https://www.toulemploi.fr/Pourquoi-faut-il-faire-du-dialogue-social-une-priorite-dans-l,12213