En dépit du ralentissement généralisé du marché de l’emploi, l’Occitanie continue de figurer parmi les territoires les plus dynamiques en matière d’opportunités. Un levier majeur d’attractivité pour les actifs en quête de débouchés et d’évolution.
Quatrième région de France métropolitaine pour l’emploi salarié (elle en compte 2,2 millions), elle s’appuie sur un tissu économique désormais plus diversifié, structuré autour d’activités à forte valeur ajoutée. L’agriculture, qui couvre près de la moitié du territoire, soutient un secteur agroalimentaire puissant. La filière aéronautique, le spatial et les systèmes embarqués constituent un pôle de référence mondial. Le numérique irrigue l’ensemble des activités, tandis que la recherche, la santé et les sciences du vivant, ainsi que les énergies renouvelables s’imposent également comme des moteurs d’innovation.
Des emplois pour tous ?
Mais l’attrait ne se limite pas aux filières d’excellence. Portée par une forte croissance démographique et le vieillissement de la population, l’Occitanie génère aussi des besoins massifs dans les services. Comptable, employé familial, infirmier en soins généraux, aide-soignant… font d’ailleurs partie des profils les plus recherchés par les entreprises. Cette diversité rend l’économie régionale à la fois résiliente et inclusive. En Occitanie, l’attractivité est plurielle. L’emploi aussi.
Reste un défi structurel : l’arrivée continue de nouveaux actifs alimente le dynamisme régional sans que le marché du travail ne parvienne toujours à absorber immédiatement cette croissance. La région affiche ainsi un taux de chômage de 9,4 %, contre une moyenne nationale de 7,9 %, soit le deuxième taux de chômage le plus élevé de France. Les débouchés demeurent en outre concentrés dans les métropoles, notamment pour les cadres, alors que les zones rurales expriment encore de fortes tensions de recrutement.
Face à cet enjeu, plusieurs territoires ont donc engagé des stratégies de marketing territorial ambitieuses pour attirer entreprises et talents. Certains, comme le Gers ou le Lot, avec des résultats déjà visibles.
Ingrid Lemelle
Sur la photo : Installée à Pujaudran, dans le Gers, Air Support a fait du bien-être de ses collaborateurs un levier essentiel de sa politique RH. Photo : Hélène Ressayres - ToulEmploi.
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Nouvelle vie en Occitanie
Claire Ling a fait le choix d’un nouveau départ. Originaire de Strasbourg, cette ancienne professeure des écoles s’est installée à Toulouse il y a trois ans pour rejoindre son compagnon. « Je ne connaissais pas du tout la ville, et ça me plaît beaucoup ! Elle est magnifique, il y a énormément de choses à faire, la montagne, la mer et l’océan sont à proximité… C’est un peu une plaque tournante », sourit-elle.
En disponibilité de l’Éducation nationale, Claire décide rapidement de se réinventer. Plutôt que de demander une mutation incertaine, elle explore d’autres pistes. « J’y ai vu l’opportunité de faire autre chose. Mais j’ai vite compris qu’ici, sans réseau, c’est très compliqué. » Aux candidatures classiques - « ça ne sert à rien » -, Claire privilégie les appels et les rencontres informelles autour d’un café. Une démarche payante : elle rejoint finalement les Écoles Billières comme responsable pédagogique.
Si cette reconversion s’est accompagnée d’une baisse de salaire, la jeune femme de 31 ans ne regrette pas son choix. En poste depuis deux ans, elle vise désormais une fonction de direction et se projette durablement en Occitanie. Seul point noir : l’éloignement. « Ma famille est en Alsace, et Toulouse reste mal desservie. En train, c’est trop long pour un week-end, et l’avion coûte cher. » Un frein bien réel pour une métropole qui reste la seule capitale régionale encore privée de liaison directe en LGV.
