270.000 étudiants, soit 9 % des effectifs nationaux : l’Occitanie s’impose aujourd’hui comme la troisième région étudiante de France, derrière l’Île-de-France et Auvergne Rhône-Alpes. Un essor largement soutenu par Toulouse et Montpellier. Respectivement première et troisième au classement national des villes préférées des jeunes selon le magazine L’Étudiant, elles concentrent à elles seules 77 % des effectifs régionaux.
Les universités accueillent la majorité des étudiants, mais les écoles de commerce, de gestion et de comptabilité - dont les effectifs ont progressé de 50 % à Toulouse entre 2015 et 2024 - contribuent également à cette attractivité. Les écoles d’ingénieurs et les écoles d’art, particulièrement nombreuses à Montpellier, participent elles aussi au rayonnement régional. Enfin, si les deux métropoles jouent un rôle moteur, la croissance s’étend désormais aux dix-neuf Villes universitaires d’équilibre (VUE), notamment à Nîmes, Béziers et Alès, confirmant un maillage territorial de plus en plus structuré.
À cela s’ajoute une ouverture internationale croissante : à Montpellier, l’université Paul-Valéry compte par exemple près de 21 % d’étudiants étrangers, tandis qu’ils représentent 42 % des effectifs à l’ISAE-Supaero. Une vingtaine d’établissements régionaux sont par ailleurs labellisés Bienvenue en France, attestant de leur engagement en faveur de l’accueil des étudiants internationaux.
« La région attire pour l’excellence de ses cursus, mais aussi pour son dynamisme économique et les opportunités de stages, d’alternance et d’emplois qu’offrent les entreprises », souligne Stéphanie Lavigne, directrice générale de TBS Education.
Reste un enjeu majeur : transformer cette attractivité académique en capital humain durable. Car chaque diplômé qui choisit de s’ancrer en Occitanie renforce l’écosystème local, alimentant ainsi le cercle vertueux d’une région où l’on peut étudier, travailler… et vivre !
Ingrid Lemelle
Sur la photo : ISAE-Supaero fait partie des établissements labellisés Bienvenue en France au niveau trois étoiles (le plus élevé), à l’instar de l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier, l’INSA, TBS Education, TSE ou de l’Université Toulouse Capitole. Crédit ISAE-Supaero.
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Edition Toulouse
Edition Montpellier
« Tout dépasse mes attentes »
Pour Jeries Haddad, la France s’est imposée comme une évidence. L’Occitanie, et plus particulièrement Montpellier, lui ont en revanche été chaudement recommandées par des amis. « Et je ne regrette absolument pas ! La région, la ville, le climat, l’Université Paul-Valéry et les services mis à la disposition de ses étudiants étrangers… tout cela va bien au-delà de mes attentes », témoigne le jeune Palestinien. En Master LEA parcours Traduction depuis septembre dernier, Jeries a intégré l’une des dix universités françaises qui accueillent le plus d’étudiants internationaux (141 nationalités). « De nombreuses activités nous sont proposées. Je profite aussi des réductions étudiantes pour visiter chaque mois la région en train. » Une motivation à rester ? « Si je trouve un travail de traducteur, pourquoi pas. Ce sont les opportunités professionnelles qui me guideront », répond le jeune homme.
