ToulEmploi

Publié le lundi 20 juillet 2015 à 12h32min par Agnès Fremiot

L’Afpa anticipe la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

Article diffusé le 20 avril 2015

L’Afpa a anticipé la fusion des deux régions en se dotant d’une direction régionale à Toulouse. L’organisme de formation présente sa stratégie pour l’avenir.

L’Afpa s’est déjà mise en ordre de bataille pour préparer la fusion entre les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Elle s’est ainsi dotée d’un nouveau directeur depuis le mois de janvier 2015, et d’une nouvelle direction pour l’ensemble des treize départements, installée à Toulouse. « J’étais jusque-là directeur régional de Languedoc-Roussillon, mais j’avais fait, par le passé, un passage dans la région Midi-Pyrénées, en tant que directeur régional adjoint. J’avais même participé à la conception du campus de Balma. Avec cette fusion, nous prenons une longueur d’avance pour offrir le plus tôt possible à nos partenaires les réponses d’un grand opérateur organisé sur tout le territoire », explique ainsi Alain Mahé, désormais directeur des deux directions régionales.

Ce nouveau périmètre de l’Afpa représente un chiffre d’affaires total de 60 millions d’euros en 2014. En croissance de 5%, quand la structure peine à sortir de la crise au niveau national. « Nous avons la chance de compter deux régions qui ont des rapports de taille assez équilibrés », se réjouit Alain Mahé. Ainsi, Midi-Pyrénées compte pour 3 millions d’heures de formation et 32 millions d’euros de chiffre d’affaires, quand Languedoc-Roussillon pèse 2,8 millions d’heures de formation et 28 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Nous pouvons également nous féliciter que nos deux directions régionales soient en bonne santé. »

Une action en direction des grands comptes

Toutes ces conditions sont favorables à la fusion qui va permettre à la structure de réaliser des économies d’échelle et de bénéficier de belles perspectives de développement. « Nous souhaitons augmenter notre chiffre d’affaires avec un axe majeur en direction des grands comptes régionaux », affirme Alain Mahé. Ainsi Orange, La Poste et la SNCF font notamment partie de ces grandes entreprises avec qui des accords sont en cours. Autre enjeu pour l’Afpa, l’appel d’offres de la région Midi-Pyrénées pour sa politique de formation des demandeurs d’emploi. « Nous avons réussi l’an dernier à retrouver nos niveaux de commandes en Languedoc-Roussillon, et nous aspirons à faire aussi bien cette année en Midi-Pyrénées. »

Outre le développement de son activité, l’Afpa souhaite également, à la faveur de cette fusion, mettre l’accent sur les indicateurs qualité, en veillant notamment au taux de saturation des formations, à la baisse du taux d’abandon (aujourd’hui à 10%), et à la hausse de celui de certification, comme celui de retour à l’emploi. « Il est aujourd’hui de 60% dans la moyenne nationale, ce qui est une satisfaction en temps de crise. » Trois centres stratégiques nationaux seront enfin implantés dans la grande région : à Montpellier pour les réseaux intelligents, à Toulouse Palays pour les études et l’encadrement des chantiers et du bâtiment, et à Toulouse Balma pour l’industrie aéronautique. La future grande région Afpa formera 14.000 personnes, dont 9000 demandeurs d’emploi.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Directeur de l’Afpa Languedoc-Roussillon, Alain Mahé est également dirige également l’Afpa Midi-Pyrénées depuis début 2015. DR.