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Publié le lundi 11 mai 2015 à 08h40min par Agnès Fremiot

Dès 2016, Toulouse comptera une école supérieure du manga

Toulouse va compter dès 2016 une école supérieure dédiée à la bande-dessinée japonaise, qui formera de vrais mangakas. A l’initiative de ce projet, Claire Pélier, la créatrice de Toulouse Manga.

Toulouse compte la troisième école française spécialisée dans la bande-dessinée japonaise. Toulouse Manga est encore dédiée uniquement aux loisirs, mais s’est pourtant imposée comme le représentant français de l’école mondiale du manga, dont ses élèves sont les premiers diplômés français. L’association emploie d’ailleurs depuis la rentrée une véritable mangaka japonaise. Claire Pélier, sa créatrice, n’entend pas en rester là et projette de doubler son école d’une formation supérieure dès la rentrée 2016 en créant l’EIMA (l’Ecole internationale du manga et de l’animation).

Pour le moment, elle propose, à un public composé en grande partie d’adultes, des cycles de trois ans pour se former à l’art du dessin japonais. « Nous sommes une structure loisirs mais nous délivrons un enseignement très structuré. Nos élèves apprennent donc l’ensemble des techniques nécessaires pour concevoir un manga : dessin, composition, narration, onomatopées en japonais, décor, perspectives… A l’issue de la troisième année, il doivent produire un manga complet de seize ou trente-deux pages selon leur niveau », précise Claire Pélier. La structure est passée de 50 à 200 inscrits en trois ans, et pense compter 300 élèves au minimum à la rentrée prochaine.

En plus, des cours de manga, à la demande des élèves, l’école s’est dotée de deux cours de langues : le japonais et le coréen pour un niveau débutant. « Nous sommes les seuls à proposer l’enseignement du coréen à Toulouse », poursuit la directrice de l’école. A la rentrée, ces cours pourront être intégrés au compte individuel de formation. « A l’issue de nos cours ados et adultes, nous viserons le niveau B1 et B2 et l’objectif est que nos élèves puissent avoir la reconnaissance du JLPT ( Japanese-Language Proficiency Test, NDLR). »

Former les mangakas de demain

L’objectif affiché de Claire Pélier est que Toulouse Manga se double rapidement non seulement d’une école supérieure du manga, mais aussi d’une maison d’édition, d’un musée et d’une résidence d’artistes. « Dans un premier temps, nous nous focalisons sur l’école supérieure. L’objectif est que nos élèves entrent avec un niveau Bac et ressortent à Bac +3 ou +4, avec une année optionnelle de fin de projet. Nous souhaiterions former des mangakas capables d’évoluer aussi bien en France qu’aux États-Unis ou au Japon, car il est important de pouvoir s’expatrier dans ce domaine. »

Claire Pélier entend également former ses élèves dans la globalité en leur donnant des notions de droit et de fiscalité pour qu’à leur sortie de l’école, ils soient indépendants. « Nous souhaitons que le niveau de nos élèves soit suffisant pour obtenir une reconnaissance et nous servir de carte de visite. La réussite de nos élèves sera notre porte-étendard. »
Agnès Frémiot

Sur la photo : Claire Pélier, la directrice de Toulouse Manga, ouvrira l’année prochaine l’École internationale du manga et de l’animation. DR.

17 Commentaires

  • Le 14 mai 2015 à 21:41 , par Noona Lisa

    Oui pourquoi ?! J’aurais adoré que cette école ait été créée à mon époque. Haaaa quelle frustration !
    Mais qu’importe ! Gardez une place au chaud pour mon petit dernier qui est déjà passionné de manga et de dessin. Il a lui même décrété qu’il deviendrait mangaka.
    Et avec maman, il aura déjà quelques notions de Coréen (je suis passionnée par la Corée ).
    Bravo pour tout. L’initiative, cette école géniale et d’avoir intégré le Coréen trop souvent oublié alors qu’il y a de très bons manhwa.

    • Le 26 mai 2015 à 18:34, par Toulouse Manga

      Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre enthousiasme qui nous va droit au cœur.
      Votre petit dernier est le bienvenu chez nous, à partir de 10 ans, pour commencer à explorer le manga comme enseignement de loisir avant de décider s’il souhaite en faire son métier pour de bon.
      Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter notre site internet : http://toulousemanga.fr

      Cordialement
      Claire Pélier, directrice de Toulouse Manga et de l’EIMA

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  • Le 15 mai 2015 à 15:18 , par Abdoul Nafiou

    Est il possible des cours à distances ? C’est quoi la plate-forme numérique de cette université ?

    • Le 26 mai 2015 à 17:19, par Toulouse Manga

      Bonjour,

      Les seuls cours à distance que nous proposons sont ceux de loisirs.

      Le site de l’école est en cours de création, si vous souhaitez être informé de son ouverture, nous vous invitons à nous envoyer un mail à l’adresse : contact@touousemanga.fr pour être ajouté à notre mail liste.

      Cordialement
      Claire Pélier, directrice de Toulouse Manga

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  • Le 15 mai 2015 à 20:08 , par Ombre

    Non mais sérieusement Obliger de commencer avec un Bac…c’est super de créé des école pour les future Mangaka de France,mais sa pénalise des gens qui n’ont pas eu la chance de faire un Bac.
    Je trouve sa vraiment débile se genre de diplôme qui empêche les jeunes de pouvoir faire le métier de leur rêve surtout Mangaka.

    • Le 16 mai 2015 à 01:18, par chouchou

      ah mais le bac c’est le minimum sans Bac t’as pas de valeur mec !

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    • Le 16 mai 2015 à 13:36, par Anon

      Et d’un il n’y a pas besoin de diplôme pour devenir mangaka puisqu’aucun diplôme de mangaka n’existe au monde. Donc si les mecs arrivent à créer un diplôme ils sont vraiment balèze. En conclusion, pas besoin de diplôme ni de bac pour devenir mangaka, une école aussi chère puisse-t’elle être ne pourra jamais faire de toi un mangaka.

      Ensuite pourquoi « véritable mangaka japonaise » dans l’article ? Les faux mangaka ça existe ?
      Si elle est mangaka, comment fait-elle pour avoir le temps de donner des cours et d’être mangaka.
      Mangaka has been, ou à la retraite ? Quelles sont ses références ? Titres, dates, magazines ?

      On lit que les élèves sont diplômés de manga juku mais c’est faux. Ce ne sont pas des diplômes mais de simples certificats qui peuvent être obtenu par n’importe qui. Il suffit de trouver une école japonaise qui à des options de cours sur internet, de payer assez cher les leçons qui durent 6 mois, et de recevoir sont papier comme quoi on a bien participé à la formation intelle de telle date à telle date…

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      • Le 26 mai 2015 à 17:39, par Toulouse Manga

        L’EIMA ne propose pas une formation universitaire, mais une formation professionnelle.
        Il existe cependant de nombreux diplômes de mangaka, notamment au Japon, où des universités aussi reconnues que celles de Tokyo ou de Kyoto forment les mangaka d’hier et de demain.
        Nombreux sont ceux qui y sont passés avant de devenir professionnels.

        Concernant Nakashima-sensei, notre professeure japonaise, elle mène cours et édition de front et travaille pour cela sans relâche.
        Cette jeune professeure est déjà riche d’une solide expérience de 4 ans dans l’enseignement supérieur puisqu’elle était chargée de cours à l’université de Kobe, dans la section spécialisée en manga fondée par Eiji Otsuka en personne.
        Voici ses oeuvres :
        « Kyuketsuki Shonen no Koi » prépublication dans le magazine Young Ace, KADOKAWA, 2012
        "Giketsu Kyoketsu", OHTA PUBLISHING COMPANY, 2013.
        « Koisuru Minzoku-gakusha (un folkloriste amoureux) », scénario d’Eiji Otsuka, prépublication dans le magazine Young Ace, KADOKAWA, 2013
        Elle continue à l’heure actuelle d’être publiée mensuellement.

        Concernant le diplôme de nos élèves reçu dans le cadre de leur participation à Sekai Manga Juku, cette formation a été initiée par Eiji Otsuka et est soutenue par la maison d’édition Kadokawa et le gouvernement japonais.
        Les élèves y ont participé gratuitement.

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    • Le 26 mai 2015 à 17:54, par Toulouse Manga

      Bonjour,

      l’EIMA proposera une formation professionnalisante, le diplôme délivré à l’issue sera attribué par un jury de professionnels du domaine (édition, manga, illustration).
      Si les choses peuvent évoluer ensuite, avec la création d’un diplôme national, à l’heure actuelle, nous ne demanderons pas à nos élèves d’être titulaire d’un baccalauréat.
      Toute personne de plus de 16 ans peut candidater pour s’inscrire dans l’école.

      Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

      Cordialement
      Claire Pélier, directrice de Toulouse Manga et de l’EIMA.

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  • Le 16 mai 2015 à 09:01 , par Martin Venzal

    Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu’il n’est pas permis de tenir de propos violents, de mauvais goût, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d’avance pour votre compréhension.

  • Le 18 mai 2015 à 21:42 , par Abysson

    Bonsoir.
    La formation est elle payante ?

    • Le 26 mai 2015 à 17:58, par Toulouse Manga

      Bonjour Abysson,

      Oui, nous sommes une école privée, la formation est et sera donc payante.
      Nous sommes actuellement en train d’établir les tarifs définitifs, si vous souhaitez rester informé, nous vous invitons à nous envoyer un mail à l’adresse : contact@toulousemanga.fr pour être ajouté à notre mail liste.

      Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

      Cordialement
      Claire Pélier, directrice de Toulouse Manga et de l’EIMA

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  • Le 26 mai 2015 à 17:50 , par Jarck oriana

    Bonjours j’aurais aimée savoir les critères d’inscription pour l’année prochaine et combien couter l’école .

  • Le 4 juin 2015 à 20:01 , par Maxime

    Bonjour,

    Plusieurs questions me viennent à l’esprit :
    - les élèves inscrit pourront-ils bénéficier du statut d’étudiant lambda (carte étudiant, rattachement au foyer fiscal des parents…) ?

    - Les autres écoles professionnelles (pas forcément dans l’univers de l’art et du manga) proposent pour la plupart des formations en alternance où l’entreprise paye les frais de scolarité, mais comme on le sait tous (j’espère), la plupart des professionnels du secteur rament et on du mal à joindre les deux bouts, je doute donc qu’il puisse y avoir une sorte d’alternance un jour… Ma question est donc la suivante : avez-vous prévus le même tarif pour tous ( 6000€ je crois) ? Sachant que certains n’ont Clairement pas les moyens…

    - Y aura-t-il un système méritocratique (sur présentation d’un one-shot ou d’un book + CV et lettre de motivation ?) ?

    Merci d’avance pour la réponse, et désolé si j’abuse un peu dans mes questions, je suis conscient qu’il faut un modèle économique viable, que c’est un service et que vous ne l’offrez pas cette formation mais je reste très intéressé pas votre projet sans pour autant avoir les moyens financiers pour y prétendre.

    • Le 6 juin 2015 à 01:04, par Toulouse Manga

      Bonjour Maxime.

      Tout d’abord, je vous invite à nous contacter à l’adresse suivante (contact@eima.school) si vous avez des questions, vous serez beaucoup plus sûr d’obtenir des réponses qu’ici, puisque nous ne sommes pas informés des commentaires.

      Nous ne sommes pas un organisme reconnus d’état, c’est un choix délicat puisqu’il n’ouvre pas le statut d’étudiant à nos élèves, mais un choix assumé, car il nous permet de construire le programme de la formation comme nous l’entendons, en étroite collaboration avec des professionnels du milieu.
      Donc pour répondre à votre première question, non, les élèves ne bénéficieront pas du statut d’étudiant lambda.

      Concernant votre deuxième question, ce n’est effectivement pas une formation en alternance.
      Nous sommes bien conscients que le tarif n’est pas accessible à tous, comme vous le soulignez vous-même, l’école doit être viable et pérenne, et il s’agit tout simplement du tarif qu’il nous est nécessaire de facturer à nos élèves pour fonctionner, une école privée se devant de prendre en charge elle-même l’intégralité de ses coûts.

      Nous ne souhaitons cependant pas être une école accessible uniquement à une certaine tranche de la population, si ce n’est à la tranche qui a le talent et la ténacité nécessaires pour y accéder.
      Nous réfléchissons donc actuellement aux moyens que nous pourrions mettre en place pour développer un système de bourses, pour un élève chaque année qui aurait le talent, mais pas les moyens de rejoindre l’école.
      Mais ce n’est pas encore d’actualité.

      Concernant le système méritocratique, l’évoquez-vous pour l’intégration de l’école ou pour un accès à une bourse ?

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  • Le 22 décembre 2015 à 09:16 , par caroline

    Une question, il y a des pays qui ont pas de bac comme la suisse parce que moi je viens de la suisse.
    Que-est qu’il faut faire. Est-ce que les étranger peuvent aussi étudier dans votre école ? Et pourquoi avoir un bac alors que vous voulez formé des professionnels. C’est dommage parce que il y a des gens qui ont beaucoup de talent pour ça et que forcément n’ont pas le bac. Une personne qui n’a pas de bac veux forcément pas dire qu’il n’a pas de talent.
    Désoler pour tous ces question.

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