ToulEmploi

Publié le lundi 23 avril 2018 à 17h06min par Agnès Fremiot

Avec Scopelec, Impact fait du sport un vecteur de retour à l’emploi

Treize demandeurs d’emploi, qui pratiquent une activité sportive en club, sont en train d’être formés à un métier en tension avec à la clé un CDI. Ce dispositif de PERFS (programme emploi régional formation sport) a été créé par la SCIC Impact en collaboration avec Scopelec.

Utiliser le sport comme un axe de retour vers l’emploi, telle est la vocation de l’action mise en place par la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Impact, Scopelec et Global Telecom Works. C’est ainsi que treize demandeurs d’emploi, qui ont aussi la particularité d’être des licenciés sportifs, bénéficient d’une formation de dix-sept semaines au métier de monteur câbleur avec la garantie de décrocher un emploi à l’issue de leur cursus. « Nous nous sommes retrouvés avec Scopelec autour de valeurs coopératives communes. Nous avons identifié un métier en tension, celui de monteur câbleur, particulièrement recherché à cause du plan très haut débit, et nous avons lancé ce projet », explique Sanoussi Diarra, le gérant de la SCIC Impact. Les stagiaires, qui ont démarré leur formation en mars, sont formés sur le Campus Scopelec et en alternance dans l’entreprise pendant onze semaines. Avant d’être initiés aux aspects techniques de leur futur métier, ils vont passer par un parcours transversal de Préparation opérationnelle à l’emploi de six semaines, qui utilisera différents outils pour leur faire travailler leur estime, leur confiance en eux, mais aussi leur savoir-être.

Une formule duplicable à d’autres métiers

Cette formation est financée par le Conseil régional Occitanie dans le cadre du dispositif Formation individuelle emploi recrutement (Fier), qui soutient des cursus qui garantissent une embauche. « Pour trouver les profils, nous nous sommes appuyés sur le service public de l’emploi mais aussi les clubs sportifs qui ont été prescripteurs », explique Sanoussi Diarra. Aucun prérequis technique n’était exigé pour rejoindre la formation, seul un niveau scolaire de base était requis pour y participer.

La moitié de l’effectif de cette première promotion est issue des quartiers politique de la ville. Ce cursus est parrainé par le vice-champion olympique de boxe aux Jeux de Rio, Sofiane Oumiha. « Je suis moi-même un ancien joueur de rugby professionnel reconverti », note Sanoussi Diarra. « La pratique du sport de manière régulière amène à savoir se fixer des objectifs et une capacité à œuvrer au niveau collectif. Autant de valeurs qui sont des garanties pour leurs futurs employeurs. » Cette formation prendra fin en juin et une nouvelle session devrait démarrer en septembre. D’autres cursus pourraient voir le jour à l’avenir sur le même modèle. « L’ingénierie de formation mise en place pour cette première nous permet de penser à l’adapter pour d’autres métiers en tension aux compétences transversales. »
Agnès Frémiot

Photo Scopelec.