Quelles perspectives pour l’Ifria Occitanie ?

Nouveau directeur de l’Ifria Occitanie, après le départ de Coraline Nanche de l’antenne toulousaine, Guillaume Raverdy nous présente les nouveautés 2020 et les perspectives 2021 de l’Institut de formation spécialisé dans l’agroalimentaire.

Guillaume Raverdy, vous êtes le nouveau directeur de l’Ifria Occitanie, rappelez-nous en le fonctionnement.
La fusion entre les antennes de Toulouse et de Montpellier est actée depuis 2017, mais il y avait deux CFA distincts jusqu’à fin 2019. Nous avons aujourd’hui six personnes à Montpellier et trois à Toulouse, mais nous demeurons un CFA « hors les murs » avec des apprentis formés, du CAP au Bac +5, dans des sites partenaires comme l’école d’ingénieurs de Purpan ou Montpellier SupAgro. Soit environ 340 apprentis en 2020 dans les quinze formations que nous proposons.

Y a-t-il des nouveautés en matière de formation, justement ?
Nous avons ouvert le Bac +5 Manager de projet, qui vient remplacer le Bac +4 Responsable de développement agro-industrie, et rassemblera 42 apprentis à l’école supérieure de La Raque, à Lasbordes (Aude). Une Licence professionnelle Management de la production (Bac +3) a également vu le jour en partenariat avec l’Ifria Nouvelle-Aquitaine, à l’IUT des Pays de l’Adour, à Mont-de-Marsan (Landes).

Quelle évolution souhaitez-vous impulser ?
Il faut que l’Ifria Occitanie s’adapte et réponde aux métiers en tension dont les besoins ne sont pas pourvus. Côté ex-Midi-Pyrénées, c’est le cas de la maintenance. Vers Montpellier, c’est plutôt en production et conduite de ligne. Ensuite, j’aimerais développer davantage les formations qualité et logistique. Les spécificités économiques des territoires existent et nos formations y correspondent. Cependant, il y a des formations un peu éclatées en ex-Midi-Pyrénées, il y a donc des choses à faire. Il faut dupliquer ce qui fonctionne dans chaque territoire.

Quel rôle peut jouer l’Ifria dans l’attractivité de la filière ?
La Région possède un potentiel très important à développer en matière d’agroalimentaire, avec d’excellents produits notamment. Nous devons structurer notre offre au plus près des besoins des entreprises et donc repenser le déploiement de nos formations. Nous pouvons aussi agir en matière de communication et de promotion de la filière, qui n’est pas uniquement constituée de grosses industries. Le développement durable prend de plus en plus de place.
Propos recueillis par Paul Périé

Sur la photo Guillaume Raverdy, directeur de l’Ifria Occitanie. Photo Audrey Bardou.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Quelles-perspectives-pour-l-Ifria-Occitanie,29889