Quel Midact en 2014 ?

Nouvelle directrice, nouveau conseil d’administration, nouveaux objectifs, voire nouveaux modes de financement. En 2014, la structure régionale dédiée à l’amélioration des conditions de travail s’engage dans de nouvelles voies. Le point avec sa directrice, Françoise Verdier.

Françoise Verdier, vous venez d’être confirmée à la direction du Midact, un poste que vous occupiez en intérim depuis plus d’un an. Quels sont vos enjeux ?
J’ai envie d’être une directrice à plein temps ! Il est vrai que je suis honorée de la confiance du Conseil d’administration pour prendre la direction de la structure. Parmi les enjeux que je me fixe aujourd’hui figurent en bonne place la stabilisation de l’équipe et la sécurisation de nos activités. C’est pourquoi nous devons changer de braquet dans notre manière d’aborder nos missions, tant pour être en cohérence avec les orientations de l’Anact que pour assurer la pérennité de la structure. Nous allons d’ailleurs mettre en place dès mars prochain une conférence des financeurs, Direccte, Conseil régional de Midi-Pyrénées et Anact.

L’ensemble des structures du réseau Anact est engagé dans un processus de repositionnement. Pourquoi ce repositionnement ? Et quels impacts pour le Midact ?
L’Anact vient de signer un contrat d’objectifs et de performance 2014-2017, à l’occasion de son quarantième anniversaire. Avec en particulier deux priorités : hisser les conditions de travail comme levier de performance des entreprises et accompagner le réseau dans son repositionnement. Il est vital de rendre le travail de l’Anact, et celui du réseau, plus visible et plus lisible. Nous nous inscrivons dans cette logique, tant en termes d’actions que de relations avec nos financeurs. Nous souhaitons localement développer nos partenariats, en restant centrés sur notre mission d’approche paritaire des conditions de travail.

Les orientations de 2014 viennent d’être présentées en Comité d’orientation. Quels sont vos nouveaux objectifs ?
En accord avec la stratégie adoptée au niveau national, notre programmation est resserrée autour de missions axées sur la qualité de vie au travail, la prévention des risques professionnels, la pénibilité, l’égalité professionnelle hommes/femmes. Notre objectif est de travailler de conserve avec nos partenaires ; par exemple en appui aux dispositifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales - GPEC T - avec la Direccte ou, avec la Région, à l’action « FRIE » pour faire évoluer les TPE en matière de gestion des Ressources Humaines. Les entreprises, et en particulier TPE et PME, sont des cibles prioritaires pour favoriser les conditions de travail, c’est à elles que nous consacrerons l’essentiel de nos missions.

Vous faites partie de l’équipe du Midact depuis 2006. Un mot sur votre parcours professionnel ?
Je suis entrée au Midact comme chargée de mission, en 2006, après une carrière commencée dans le secteur technique de la promotion immobilière, une expérience édifiante en tant que femme. J’ai ensuite repris des études de psychologie puis d’ergonomie pour me spécialiser dans le travail. Ma rencontre avec Yvon Queinnec, professeur émérite d’ergonomie, a été déterminante pour la suite de mon parcours, d’abord en travail de recherche, puis dans mon entrée au Midact.

Qui est présent dans votre Conseil d’administration et quel rôle joue-t-il dans la gouvernance du Midact ?
Le Conseil d’administration est composé à parité de représentants de huit organisations syndicales d’employeurs et de salariés, avec une présidence assurée alternativement par un représentant employeur et un représentant salarié. Cette approche paritaire est la garantie de la confrontation libre des points de vue. Le Conseil d’administration est très impliqué dans la réalisation du programme d’actions du Midact, qu’il adopte.
Depuis deux ans, la présidence est assurée par Carole Lancry-Touati, représentante de la CFE-CGC et la vice-présidence par Michel Vigier, du Medef. Les prochaines élections auront lieu en mars 2014.

Votre activité est cadrée par un Comité d’orientation. Qui le constitue ?
Nos axes de travail sont définis avec l’agence nationale, l’Anact, et déclinés au niveau local dans une programmation annuelle, selon les besoins identifiés en région et les priorités de nos partenaires financeurs. Le Comité d’orientation, présidé par Irène Gaillard, Maître de conférences en ergonomie à l’IPST – CNAM de Toulouse, réunit les membres du CA, des représentants de l’Anact, les financeurs et des institutions régionales, autant d’éclairage pour nos réflexions. C’est ensemble que nous allons relever le défi de la pérennité du Midact et de l’amélioration des conditions de travail en Midi-Pyrénées.
Propos recueillis par Valérie Ravinet

Sur la photo : Françoise Verdier, directrice du Midact - Photo Hélène Ressayres - ToulEmploi.

Le Midact, action régionale pour l’amélioration des conditions de travail en Midi-Pyrénées, est l’une des 25 associations régionales qui constituent le réseau national Anact, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Quel-Midact-en-2014,12327