La MRS, une méthode qui ne simule pas son efficacité

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La Méthode de Recrutement par Simulation (MRS) propose de tester des profils inattendus pour des entreprises en fort besoin de recrutement. Un dispositif de mise en situation qui a fait ses preuves auprès des utilisateurs, demandeurs d’emploi comme recruteurs.

Qui veut, peut y prétendre. La Méthode de Recrutement par Simulation (MRS) proposée par le Pôle emploi demeure pourtant relativement méconnue. Créé en 1995, le dispositif fut un temps expérimental avant de s’imposer parmi l’offre de services du Pôle emploi. Son principal intérêt ? Permettre le recrutement de personnes ne correspondant a priori pas aux profils recherchés pour certains métiers, faute du bon diplôme, de la bonne formation et/ou d’expérience.

« La MRS se pose comme une alternative au CV qui ne répond jamais exactement à celui demandé par une entreprise » explique Jean-Louis Navarro de la Plateforme de Vocation de Pôle emploi à Labège. « Elle permet aussi de satisfaire la demande des entreprises dans les cas de gros volume de recrutements », précise-t-il encore. Et d’orienter ainsi sur des emplois disponibles des personnes qui sur le papier ne sont pas aptes à la filière. En testant tout simplement leur capacité et leurs habiletés à s’adapter à l’organisation du travail, aux actes professionnels, aux postures et aux gestes, et aux relations de travail. Le tout par le biais d’une reconstitution des postes à occuper et en partant du principe que l’habileté est transférable d’une formation à une autre, d’une expérience à une autre.

Un taux d’embauche de 53%

Après avoir étalonné la méthode avec l’entreprise, c’est le Pôle emploi qui se charge d’évaluer les candidats : « Le dispositif est en effet personnalisé, souligne Jean-Louis Navarro, l’outil de base étant ajusté à chaque entreprise et à chacun de ses besoins, puis testé avec des salariés avant d’être opérationnelle pour les demandeurs d’emploi. » Toutes les agences sont en mesure de proposer la MRS à leurs usagers, demandeurs d’emploi comme recruteurs.

Si sur l’agglomération toulousaine les tests s’effectuent à Labège, dans le reste de la région, c’est la plateforme de vocation qui se déplace. En 2009, 1.800 personnes ont été ainsi évaluées sur 200 métiers possibles. Parmi elles 1.300 ont été validées pour un taux d’embauche de 53%. Le BTP, l’hôtellerie, la grande distribution, les banques et assurances, le transport ou l’industrie constituent les principaux secteurs utilisateurs de la MRS. Un service gratuit au bénéfice des entreprises et des demandeurs d’emploi.
Nathalie Malaterre

Sur la photo : Des demandeurs d’emploi testés sur leurs habilités à Labège. DR.

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Source : https://www.toulemploi.fr/La-MRS-une-methode-qui-ne-simule-1074