3.646 emplois d’avenir pour Midi-Pyrénées

D’ici au 31 décembre 2013, 3.646 contrats d’emplois d’avenir devront avoir été conclus dans la région. L’occasion d’acquérir de l’expérience et des compétences pour les jeunes les plus éloignés du marché de l’emploi.

Inauguré le 9 novembre dans le Gers, le dispositif des emplois d’avenir est donc désormais fonctionnel partout en Midi-Pyrénées. Destiné aux jeunes de moins de 26 ans, ou moins de 30 ans en cas de handicap, il concerne les filles et les garçons sans qualification, ou titulaire d’un diplôme jusqu’à bac+1 s’ils résident en zone urbaine sensible ou en zone de revitalisation rurale.
La valeur ajoutée de ces contrats, de 35 heures, tient surtout à l’accès à la formation, prioritairement pendant le temps de travail. Ceci afin de propulser les bénéficiaires vers un emploi durable, soit par la pérennisation de ce premier contrat, soit en étant recruté sur un autre poste, soit en rempilant pour une formation.

C’est l’employeur qui s’engage à encadrer le jeune dans l’acquisition de nouvelles compétences transférables de sorte qu’il puisse atteindre une qualification supérieure. Les savoirs acquis pendant la durée du contrat, CDI ou CDD de trois ans, seront reconnus. Le jeune sortira du dispositif emploi d’avenir avec une attestation professionnelle, une VAE ou une certification délivrée par le RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles).

Recruter le bon destinataire, un défi pour les pouvoirs publics

Pour postuler à un emploi d’avenir il s’agira de contacter la Mission locale, l’agence Pôle emploi ou Cap emploi près de chez soi. Une étape plus complexe qu’il n’y paraît quand on sait qu’une bonne part des jeunes sans emploi de cette tranche d’âge ne sont pas inscrits comme demandeurs d’emploi puisqu’ils ne peuvent prétendre à des indemnités chômage. « Les réseaux et les associations de quartier sont mobilisés », assure Catherine d’Hervé, directrice de la Dirrecte à Toulouse, afin que l’information circule et capte effectivement le public visé.

L’étape suivante veut que le jeune élabore son projet avec un conseiller avant que ne lui soit proposé une offre. Or tout n’est pas accessible. Les contrats d’avenir sont subventionnés par l’État, jusqu’à 75% du Smic, au profit des associations, des collectivités territoriales, des établissements publics, des hôpitaux et maisons de retraites, des structures d’insertion, dits « secteur non marchand », et des entreprises du secteur marchand relevant de l’économie sociale et solidaire, à l’instar par exemple des neuf Geiq (Groupement d’employeur pour l’insertion et la qualification) midi-pyrénéens, ou pourvoyeuses d’emplois. Les filières des services à la personne, du numérique, de l’animation et du développement durable sont ainsi retenues.

Une expérience qui doit compter

Pour s’assurer du respect méthodique des clauses de ces contrats, un suivi est prévu et un bilan sera dressé avant la sortie du dispositif. L’idée étant de « repositionner le jeune sur le marché du travail » explique Catherine d’Hervé. Car la durabilité au-delà des trois ans maximum du contrat est loin d’être garantie, dans les entreprises comme dans les collectivités et autres associations, au regard de la conjoncture économique.

C’est aux Missions locales qu’est dévolue la gestion de ces parcours. « Les suivis seront réalisés par un référent de la Mission locale en lien avec le jeune et l’employeur », précise Catherine d’Hervé.
Dans cet accompagnement plus fin, le ministère du Travail entend éviter, entre autres, l’écueil dans lequel est tombé en son temps le dispositif des emplois jeunes : la non reconnaissance financière de l’expérience acquise lors de la signature du premier contrat de travail classique. À diplôme égal aujourd’hui, un ancien bénéficiaire d’un contrat emploi jeune gagne 230 euros de moins par mois que les gens de sa génération !
Nathalie Malaterre

Toutes les infos sur travail-emploi.gouv.fr

Sur la photo : Le suivi des emplois jeunes sera assuré par les Missions locales. Photo FotolEdhar - Fotolia.

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Source : https://www.toulemploi.fr/3-646-emplois-d-avenir-pour-Midi-2911