ToulEmploi

Publié le vendredi 6 juin 2014 à 00h17min par Julie Rimbert

L’université Paul-Sabatier ouvre un atelier pour geeks

L’université de sciences a ouvert sur son campus début mai un FabLab, équipé d’imprimantes 3D. Les étudiants peuvent y développer leur créativité et acquérir des compétences technologiques.

Les geeks ont désormais leur FabLab sur le campus de l’université Paul-Sabatier à Toulouse. L’établissement s’est doté début mai de cet atelier où sont mutualisés les outils de fabrication numérique. Une vingtaine d’étudiants de première année, ainsi que tous ceux qui sont passionnés par les matériaux innovants, y sont déjà fidèles pour confectionner des objets grâce aux imprimantes 3D ou découpe laser disponibles au CampusFab.

L’objectif de ce lieu est de mettre à la disposition des étudiants et des professeurs de la faculté du matériel innovant pour créer de nouveaux usages pédagogiques ou de recherche. « Le FabLab est placé au milieu du campus pour faire se rencontrer des gens différents avec des idées, des compétences pour voir ce qui en ressort », souligne Bertrand Monthubert, le président de l’université Paul-Sabatier qui a investi 10.000 euros dans le projet. « Il permet d’exploiter la créativité des étudiants pour ouvrir le domaine des possibles. Il faut en faire un réseau avec d’autres universités ou écoles comme c’est déjà les cas avec l’Insa [1]. »

Mutualiser les outils de fabrication

Application en géologie, mathématique ou électronique, les créations n’ont pas de limite. Sur la base d’une mutualisation des outils de fabrication, les FabLab proposent de fabriquer et de produire n’importe quel objet soi-même. Le concept a été lancé aux Etats-Unis par un professeur du Massachusetts qui voulait sensibiliser ses étudiants aux machines industrielles. En France, le premier d’entre eux a ouvert ses portes à Toulouse en août 2010 sous le nom d’Artilect. Le premier FabLab universitaire de la région a ouvert à Tarbes. Ses étudiants ont par exemple créent une pièce mécanique pour le grand télescope du Pic du Midi.

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Yann, étudiant de licence en troisième année de physique-chimie, fréquente le CampusLab toulousain depuis deux mois. « Les imprimantes 3D ont une précision fabuleuse et il n’y a pas de perte de matière première », s’enthousiasme-t-il. « J’essaie de fabriquer mon buste en plastique après avoir pris mes mesures grâce à un scanner 3D. On se rend compte qu’il y a peu de limite à la créativité. »

Sept enseignants tuteurs, formés par les membres du FabLab Artilect, encadrent les étudiants de première année. « Cela s’adresse à ceux qui s’intéressent à la robotique, aux imprimantes 3D ou à la découpe laser », explique Véronique Gaildrat, membre du projet et professeur en informatique. « Ici, les élèves s’éclatent à fabriquer un réveil qui réagit aux gestes ou à créer un mini-scanner 3D pour numériser les formes. L’important, c’est qu’ils partagent leur expérience et soient moteurs de leur projet ».
Julie Rimbert

Sur la photo : Au campus FabLab Paul Sabatier - Photo Kevin Figuier - ToulEmploi

Notes

[1Institut national des sciences appliquées