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Publié le lundi 22 avril 2013 à 16h36min par Thomas Gourdin

A Toulouse, le campus du Mirail veut devenir « l’université de demain »

Dernière ligne droite pour l’université Toulouse II Le Mirail, qui entame la troisième phase de sa reconstruction intégrale. Le campus espère profiter de ce projet, unique de par son ampleur et son coût - environ 350 millions d’euros -, pour créer un site capable de répondre aux enjeux de l’université de (...)

C’est un chantier unique en France pour une université. A horizon 2016, le campus de Toulouse II Le Mirail, érigé il y a quarante ans, sera intégralement reconstruit. Deux tranches de travaux ont déjà été effectuées depuis 2000, avec entre autres la construction d’une nouvelle bibliothèque, d’un nouveau restaurant universitaire, ou encore du nouveau bâtiment de langues. Place désormais à la dernière ligne droite, qui va à elle seule concerner la reconstruction de 43% du campus. Avec une particularité : les 24.000 étudiants seront toujours sur place durant ce chantier - qui mobilisera jusqu’à 200 personnes en pointe -, permutant selon les démolitions et les reconstructions sur le principe des chaises musicales.

Créer un lieu de vie

« En voyant les plans, j’ai cru voir l’université libre de Berlin », s’exclame le président de la fac de sciences humaines et sociales, Jean-Michel Minovez. Le nouveau campus du Mirail, qui verra sa superficie passer de 109.000 à 130.000m², se donne en effet pour objectif de concrétiser le projet de ses concepteurs initiaux, le trio d’architectes Candilis-Woods-Josic. A savoir une université ouverte sur le quartier qui l’entoure, un lieu de rencontre, de circulation, mais aussi de vie. « Un campus qui fonctionne, c’est aussi un endroit où il fait bon vivre », justifie Jean-Michel Minovez. Parmi les nouveaux espaces qui seront créées, figurent notamment de nouveaux équipements sportifs mais aussi un village solidaire. Ce dernier pourrait par exemple accueillir un restaurant associatif ou encore un garage et un service de réparation informatique collaboratifs.

D’un point de vue pédagogique aussi, le nouveau campus du Mirail veut « anticiper sur ce que sera l’université de demain » selon son président. Alors que le bâti est conçu pour pouvoir évoluer, le site veut aussi mettre l’accent sur le numérique et la formation tout au long de la vie au travers du bâtiment de l’université ouverte. Une réflexion a également été menée sur l’organisation même de chaque bâtiment, avec les services communs au rez-de-chaussée, les salles pédagogiques au premier étage, et une spécialisation encore croissante au deuxième étage avec les bureaux des enseignants-chercheurs.

Les autres campus aussi modernisés

Si l’université du Mirail a fait l’objet de plusieurs enveloppes spécifiques pour sa reconstruction - 150 millions d’euros dans la cadre d’une maîtrise d’ouvrage publique et plus de 200 millions d’euros pour un partenariat public-privé conduit par le groupe Vinci -, les autres campus toulousains vont aussi être modernisés dans les années qui viennent. Le Plan Campus, vaste projet de modernisation du bâti universitaire lancé en 2008, vient en effet d’être relancé dans la Ville rose.

271 millions d’euros vont ainsi être investis dans treize grandes opérations. L’université la plus concernée est Toulouse III Paul-Sabatier, mais le Plan Campus doit également permettre la naissance du Quartier des savoirs dans le secteur Jules-Guesde, ou encore de poser les jalons du futur quartier Montaudran-Aerospace avec la livraison dès cette année des deux premiers bâtiments du site.
Thomas Gourdin

Sur la photo : « Un campus qui fonctionne, c’est aussi un endroit où il fait bon vivre », estime Jean-Michel Minovez, directeur de l’université Toulouse II Le Mirail. Photo Hélène Ressayres - ToulEco.