Toulouse sur le podium national des emplois stratégiques

Très loin après Paris, mais juste derrière Lyon, Toulouse se hisse parmi les principales agglomérations où se sont développés les emplois dits « stratégiques », devant Marseille ou Lille.

13,7% : c’est le pourcentage de cadres de fonctions métropolitaines comptabilisés sur l’agglomération Toulousaine. Ce score permet à Toulouse d’arriver en troisième position du palmarès dévoilé par l’Insee Midi-Pyrénées et l’Auat pour 2006. Ces emplois représentent les cadres des fonctions liées à la conception/recherche, aux prestations intellectuelles, au commerce inter-entreprises, à la gestion et à la culture et loisirs.

Cette nomenclature, adoptée par l’Insee, permet d’analyser la répartition de l’emploi sur le territoire à travers quinze fonctions, et dont les cinq grandes catégories précédemment citées sont plus spécifiquement présentes dans les métropoles de plus de 200.000 habitants. « Le positionnement métropolitain de l’agglomération, à travers cette photographie des emplois stratégiques, est un outil précieux pour aider les décideurs locaux », estime Louis Germain délégué au Grand Toulouse et à l’Auat.

Toulouse, un pôle de plus en plus attractif

Paris continue d’abriter plus d’un million d’emplois stratégiques, la totalité des 13 métropoles citées par l’étude n’en comptant qu’à peine plus de 500.000 ; il faut toutefois souligner les belles progressions des grandes métropoles de province. L’aire urbaine toulousaine est passée de 17.640 cadres de fonctions métropolitaines (CFM) en 1982 à 70.000 en 2006, dont 44.000 à Toulouse et 22.000 dans sa banlieue, notamment à Labège et Blagnac.

C’est la catégorie conception/recherche qui est au cœur de la dynamique toulousaine, avec un emploi stratégique sur quatre relevant de cette fonction. Depuis 1982, un emploi supplémentaire sur deux est lié au domaine de la conception/recherche, qui constitue un véritable levier, à l’instar de Grenoble, première ville de province de cette catégorie. Toulouse se place juste derrière Paris pour les prestations intellectuelles, avec un taux de cadres de 8,6 pour 1.000, contre 12,9 dans la capitale. En matière d’emplois liés à la culture (5 pour 1.000), le commerce interentreprises (7 pour 1.000) ou la gestion (17,2 pour 1.000), Toulouse accède respectivement au 3ème, 5ème et 6ème rang des grandes villes françaises.

Les villes moyennes dans le sillage de l’aire urbaine toulousaine

Autre enseignement de cette étude : l’attractivité bénéficie également aux villes moyennes périphériques à Toulouse. A Albi, Montauban, Castres, Carcassonne et Auch, les emplois stratégiques occupent une place toujours croissante de l’emploi, passant de 4,7% de l’emploi total en 1999 à 5,7% en 2006, une évolution bien supérieure à celle des autres villes de France.

On observe également que le solde migratoire, dans ces professions, est positif pour l’ensemble du territoire, avec 18.000 arrivées pour 11.000 départs. Parmi ces cadres qui bougent, 70% ont moins de 40 ans. Enfin, on peut déplorer le peu de féminisation de ces métiers : seulement 30% des cadres des fonctions métropolitaines sont des femmes.

Valérie Ravinet

L’étude complète sur le site de l’Insee Midi-Pyrénées.

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Graphique tiré de l’étude « L’aire urbaine de Toulouse, un pôle d’emplois stratégiques de premier plan », Insee Midi-Pyrénées - Auat.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Toulouse-sur-le-podium-national-1614