Pour quelles raisons l’UMIH sensibilise-t-elle autant à l’alternance ?

Régis Marcon, responsable de la Mission sur le développement de l’alternance et de l’apprentissage dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration et chef étoilé Michelin, sera de passage aujourd’hui, mardi 9 février 2010, sur le Salon des Métiers de l’Alimentation & de l’Hôtellerie-Restauration (SMAHRT) à Toulouse. L’occasion pour Guy Pressenda, président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) 31 et vice-président national de la formation à l’UMIH, d’insister sur l’importance de l’engagement national de la profession pour l’alternance.

Quel est l’objectif de la rencontre que vous allez proposer cet après-midi (à 15h30) au SMAHRT ?
Nous allons réunir autour de Régis Marcon des professionnels, des apprentis, des formateurs et des institutionnels de la région Midi-Pyrénées sur le thème de l’alternance. Le but est de sensibiliser à l’intérêt des formations proposées par cette voie, que ce soit en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, mais aussi de suivre une formation de tuteur pour bien accompagner les jeunes.

Pourquoi est-ce si important ?
Parce que nous avons absolument besoin de former des jeunes qui seront non seulement nos salariés de demain, mais aussi nos futurs repreneurs. Parce que nous nous sommes également engagés à recruter en contrepartie de la baisse de la TVA, un engagement qui pourrait d’ailleurs se traduire par le recrutement immédiat d’un millier de jeunes en alternance en Midi-Pyrénées et de quelque 3.500 personnes dans les trois ans.

« Pourrait » ?
Oui, car le principal frein que nous rencontrons tient désormais au nombre de places ouvertes dans les centres de formation. Le Centre de Formation des Apprentis de Blagnac, qui est le plus important de la région (et le 4ème CFA de France) affiche par exemple un taux de remplissage de 110% cette année ! D’où l’importance de promouvoir également les contrats de professionnalisation, auxquels nos professionnels sont moins habitués, et à tous les nouveaux diplômes que nous mettons en place, les contrats pro et les Certificats de Qualification Professionnels (CQP) présentant également de multiples intérêts.

Lesquels ?
Le contrat de professionnalisation offre notamment beaucoup plus de souplesse que l’apprentissage, soumis au calendrier scolaire. Ils permettent également de toucher des profils différents, comme des jeunes qui souhaitent se réorienter après une formation post-bac et peuvent alors passer un CAP en un an en étant exemptés de toute la partie enseignement général. Pour les CQP (de 6 à 24 mois), l’intérêt est qu’ils permettent d’acquérir une vraie formation (ou une reconnaissance) professionnelle spécialisée (pizzaiolo, barman, crêpier...). quant au coût de la formation, il peut être parfois pris en charge par la FAFFIH dans le cadre d’un parcours de Validation des Acquis et de l’Expérience. Enfin, ils sont inscrits dans la grille de salaire que nous négocions actuellement...

Pour finir, quelles sont les formations qui vous paraissent les plus porteuses au regard des besoins ?
Celles qui conduisent aux éternels métiers en tension, autrement dit aux métiers de cuisine et de salle.
Propos recueillis par Ingrid Lemelle

www.umih31.org
Pour en savoir plus sur les métiers, les formations… www.metiers-hotel-resto.fr

Photo Pierre Louis Douère, DR.

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Source : https://www.toulemploi.fr/Pour-quelles-raisons-l-UMIH-1027