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Publié le lundi 5 novembre 2018 à 18h51min par Ingrid Lemelle

Sciences politiques, excellence et diversité

Que ce soit dans l’un des sept IEP de France ou via les cursus universitaires, une formation en sciences politiques est plus que jamais synonyme d’une qualification de haut niveau, riche, éclectique et ouvrant vers des métiers à responsabilités. En Occitanie, trois possibilités s’offrent aux (...)

Aujourd’hui, les Instituts d’études politiques se rapprochent davantage d’une école de commerce que d’une école de fonctionnaires. Nous offrons des cursus réellement pluridisciplinaires », aime rappeler Olivier Brossard, le directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Toulouse. Si le secteur public reste un débouché toujours prisé, les diplômés de Sciences Po s’orientent en effet de plus en plus vers le secteur privé, les associations et les ONG, portés par des cursus en vogue liés aux thématiques culturelles, environnementales ou de santé.

Les relations internationales ou l’action politique figurent toujours parmi les fondamentaux, tout comme la spécialisation en journalisme et communication à partir de la quatrième année. Mais l’IEP de Toulouse poursuit cette philosophie d’ouverture en s’associant à d’autres établissements. Ainsi est né cette année un double-diplôme en partenariat avec l’Université Complutense de Madrid. « Nous discutons d’une démarche similaire avec l’Insa de Toulouse, autour des liens entre sciences dures et sciences sociales », précise Olivier Brossard. L’entrée dans les sept IEP de France reste réservée, via un concours commun, aux bacheliers de l’année précédente. Les titulaires d’un Bac +3 devraient prochainement pouvoir intégrer directement la quatrième année, toujours par le biais d’un concours commun.

A Montpellier, un Master aux multiples possibilités

Pas de concours mais une sélection via un tirage au sort pour le très demandé Master en Sciences politiques proposé par l’Université de Montpellier. Lui aussi offre des garanties de débouchés diversifiés grâce au stage demandé en L2 et aux quatre voies proposées à l’issue de la Licence : journalisme, métiers des études et du conseil, métiers de coopération internationale (ONG) ou recherche. « Nos étudiants sortent avec un diplôme qui garantit une insertion dans le monde du travail », assure Alexandre Dézé, le responsable pédagogique de ce cursus.

La formation de politiste demande un intérêt pour l’actualité, la vie politique, la lecture et de bonnes capacités méthodologiques à l’oral et à l’écrit. « Nous offrons un enseignement d’excellence avec, par exemple, les meilleurs experts sur la question de l’abstentionnisme ou de la place des élites. Il est plus spécialisé que dans un Institut d’études politiques (IEP), et ce dès la deuxième année », ajoute Alexandre Dézé.

La Faculté libre de droit, parcours fléché

Parmi les voies privilégiées pour intégrer ces formations en sciences politiques, figure enfin la Licence de droit, mention Sciences politiques dispensée par la Faculté libre de droit de l’Institut catholique de Toulouse. « Ce cursus a été pensé en vue d’une poursuite d’études, avec un nombre d’heures de cours et un encadrement accrus », précise la doyenne Marie-Christine Monnoyer. Parmi les particularités de cette filière, les conférences données chaque semaine par des professionnels pour aider les étudiants à se projeter sur leur futur métier, ou encore une période de transition en début de L1 « afin d’acquérir les bons réflexes et les exigences d’un parcours en Licence ». Autre originalité : le concours d’entrée se compose d’une unique épreuve d’anglais. « Être intéressé par les sciences politiques implique un goût prononcé pour les relations internationales », justifie la doyenne, rappelant que, dans la même logique, plusieurs cours sont dispensés en langue anglaise.
Thomas Gourdin

Photo IEP Toulouse DR.