ToulEmploi

Publié le lundi 18 décembre 2017 à 16h06min par Agnès Fremiot

Quelles sont les formations « nouvelle génération » de la société toulousaine Bizness ?

Créée il y a dix ans à Toulouse, Bizness a décidé de se positionner comme un spécialiste de la formation nouvelle génération. Déjà leader dans son domaine, la société s’intéresse aujourd’hui à de nouveaux marchés et aimerait étendre son activité aux RH.

Bruno Sola, pourriez-vous nous présenter votre société ?
Nous avons créé notre entreprise de formation professionnelle, en 2007, autour des métiers historiques de la vente, du management, et de la relation clients. Il y a six ans, nous avons souhaité faire pivoter notre activité. Nous avions conscience qu’il fallait que nous nous placions au cœur de la révolution numérique et, qu’à l’avenir, les modalités de formation allaient changer. Nous avons donc repensé notre positionnement pour devenir le premier acteur français de la formation professionnelle nouvelle génération. Pour répondre à ces enjeux, nous avons créé de nouveaux outils, services et systèmes qui coïncident avec les attentes des apprenants. Pour maîtriser la création de toutes nos solutions, nous nous sommes appuyés sur une structure lancée en interne, "Jump", notre usine digitale.

Vous parlez de formation « nouvelle génération », de quoi s’agit-il ?
Nous nous sommes d’abord intéressés à la "gamification". Les gens apprennent mieux quand ils y prennent du plaisir. Nous nous sommes aussi penchés sur la manière de former pour proposer des solutions moins « descendantes » et permettre aux apprenants d’être acteurs de leur formation. Enfin, nous avons travaillé sur le web design et le graphisme afin de créer des outils attractifs. Aujourd’hui, nous en mettons un vingtaine à disposition de nos clients : vidéo, gamification, intelligence artificielle, réalité virtuelle, audio…. Nous avons notamment développé un simulateur, baptisé SkillGym avec la start-up italienne Lifelike, qui est l’un des outils les plus innovants du marché. Cette plateforme repose sur l’immersive learning et est dotée d’un algorithme qui donne de l’imprévisibilité à chacune des séquences. Nous croyons beaucoup à la logique d’entraînement aux situations réelles des métiers.

Les entreprises sont-elles réceptives à votre message ?
Totalement ! Nous avons d’ailleurs connu une forte croissance en dix ans, puisque nous sommes passés de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires à 11 millions aujourd’hui. Nous constatons que toutes les entreprises sont touchées par la révolution numérique et qu’elle est au cœur de leurs préoccupations. De plus, le digital permet de réduire les coûts de formation. Il répond donc aussi aux contraintes financières et de temps qui se posent à elles. Elles ont enfin conscience que la formation change et que nous la dépoussiérons.

Quelle est votre cible ?
Nous travaillons à 95% pour les grands groupes, même si nous avons quelques solutions accessibles pour les PME. Nous collaborons avec l’essentiel des acteurs du monde de l’assurance et de la banque, ce qui nous a permis de dupliquer nos outils pour d’autres secteurs comme le luxe, l’automobile, l’industrie et l’emploi, qui sont les univers auxquels nous nous intéressons de plus en plus.

Quels sont aujourd’hui vos objectifs ?
Notre métier historique demeure la formation professionnelle, mais nous souhaitons désormais mettre nos outils à la disposition des services RH pour du recrutement. 90% d’entre eux sont exploitables dans cette optique et notamment la gamification. Nous avons également d’importants projets de recrutements. Nous recherchons une dizaine de développeurs, de codeurs, de web designers et des spécialistes de l’UX pour Jump, notre start-up intégrée. Du côté de Bizness, nous allons embaucher une dizaine de personnes également : des responsables pédagogiques, des chefs de projet, des ingénieurs pédagogiques, ou du personnel back-office et administratif.
Propos recueillis par Agnès Frémiot

Sur la photo : Bruno Sola, le cofondateur de Bizness. Photo : DR