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Publié le lundi 13 janvier 2020 à 16h00min par Ingrid Lemelle

Propreté : un nouveau CFA à Toulouse

Selon une étude publiée en septembre 2019 par la Dares, plus de 70% des salariés du secteur de la propreté ont le sentiment de faire un travail utile. Une information qui mérite peut-être de s’attarder un peu sur des métiers qui offrent d’importants débouchés…

« Il ne faut pas confondre notre secteur et nos métiers avec ceux relevant des services aux particuliers et du nettoyage de la voirie », précise en préambule le tout nouveau président de la Fédération nationale des entreprises de propreté (FEP), Philippe Jouanny. « Nos entreprises travaillent essentiellement en BtoB, pour les entreprises et les acheteurs publics. » Un secteur qui comptait 1300 sociétés en Occitanie, en 2017, et près de de 34.000 salariés. « Les chiffres ont du évoluer depuis, car nos entreprises créent en moyenne 15.000 emplois nets chaque année en France, et ce, même si nous observons depuis deux ans que certaines sont contraintes à refuser des contrats faute de personnel suffisant », déplore le président de la FEP.

Quoi que porteurs, ancrés dans les territoires, « et non délocalisables » souligne Philippe Jouanny, les métiers de la propreté souffrent certes toujours d’un manque d’attractivité. Pourtant, les besoins sont là, et les tâches comme les conditions de travail ont beaucoup évolué. « La dernière grande révolution est d’être passé d’une chimie »classique« à une chimie verte, ce qui a eu des répercussions sur les méthodologies de travail comme les produits utilisés par nos 500.000 salariés. Mais le numérique, l’intelligence artificielle et la data continuent à impacter les métiers, surtout les fonctions administratives. » La majorité des postes restent cependant occupés par les agents de service, ainsi que les managers d’équipe. Des emplois accessibles par la voie de l’alternance, aux jeunes comme aux moins jeunes.

Une nouvelle Maison de la propreté

A Toulouse justement, qui compte l’un des sept CFA Propreté Inhni de France, une centaine de jeunes et d’adultes ont été diplômés ou certifiés (certificats de qualification professionnelle de la branche professionnelle de la propreté) l’année dernière. Et ce nombre devrait augmenter. « Nous allons faire construire une nouvelle Maison de la propreté qui sera une sorte de guichet unique pour les candidats (CFA plus grand) comme nos entreprises, puisqu’elle accueillera également leurs salariés en formation continue ainsi que le siège de la fédération régionale », informe Philippe Jouanny. Un chantier qui pourrait démarrer dès cette année…

En attendant, la FEP va continuer à promouvoir ses débouchés et ses différentes actions, à l’instar des parcours d’insertion et de qualification de ses GEIQ, de son fonds d’aides aux jeunes en alternance (aides à la mobilité, l’hébergement…), etc. Continuer également à plaider auprès de ses entreprises clientes pour une organisation du travail différente, notamment en journée. Elle permettrait d’influer sensiblement sur les contrats à temps partiel, toujours nombreux dans ce secteur…
Ingrid Lemelle

Photo DR.