ToulEmploi

Publié le lundi 18 septembre 2017 à 16h18min par Ingrid Lemelle

Pourquoi la #VerywellSchool souhaite-t-elle proposer une offre alternative ?

A l’occasion du 10e anniversaire de l’agence de communication Verywell, à Toulouse, Steve Gallais, son dirigeant, a annoncé vouloir créer une école de communication alternative en 2018 : #VerywellSchool. En quoi et pourquoi ses formations seront-elles différentes ? Rencontre.

Steve Gallais, vous êtes le dirigeant de l’agence de communication Verywell, à Toulouse, et vous envisagez de créer la #VerywellSchool début 2018. Comment ce projet est-il né ?
De plusieurs constats. Dans la perspective des 10 ans de l’agence, j’ai en effet réalisé une sorte d’audit de notre activité : comparé notre offre à celle des autres acteurs, listé nos points forts et nos points perfectibles, étudié les attentes des annonceurs, notamment en lien avec la transformation digitale, la façon dont ils fonctionnent au quotidien en matière de communication… Or j’ai constaté que, dans de nombreux cas, les outils, les usages et les codes ne sont pas maîtrisés. Les équipes internes sont davantage axées sur le pilotage stratégique de la communication que sur l’opérationnel et l’instantanéité. Résultat, ils ont recours aux agences pour faire de la production, alors que nous devrions surtout être là pour leur apporter de la valeur. Et les délais sont bien sûr plus longs que si la réalisation d’un document ou le montage d’une vidéo étaient assurés en interne.
Le projet de créer la #VerywellSchool est donc né de ce premier constat, de l’envie de pouvoir proposer des programmes de formations thématiques très ciblés, afin que nos clients soient plus autonomes.

Mais vous souhaitez également vous adresser aux jeunes ?
Oui, nous voulons lancer une formation de 3e cycle, en alternance. Le cursus permettra aux Bac +3 de la filière d’avoir une approche transverse de nos métiers (en stratégie, web, vidéo, créa, event…), mais avec là aussi plusieurs spécificités. La première c’est que nous souhaitons appliquer les codes des sites de rencontre à la mise en relation étudiant / entreprise, en réalisant d’un côté une fiche de poste précise des attentes de l’employeur et, de l’autre, une étude du projet professionnel de l’étudiant. Le but étant qu’il existe de réels points d’intérêt communs.
Afin que la formation soit bien en phase avec les attentes des entreprises, nous miserons plus sur la polyvalence que sur l’expertise, et nous souhaitons surtout mettre en place un système de dix jokers par an, afin que le jeune qui aurait par exemple besoin de mettre en place une newsletter dans son entreprise d’accueil n’ait pas à attendre que cela soit au programme pour pouvoir le faire. Il bénéficiera dans ce cas d’un cours particulier.
Nous allons enfin offrir à nos futurs diplômés la possibilité d’être formés gratuitement à vie, en leur permettant de revenir suivre une fois par an le séminaire de leur choix.

L’originalité de votre approche n’est-elle pas contradictoire avec l’obligation de se soumettre aux référentiels imposés par l’État, pour pouvoir notamment prétendre à former en contrat de professionnalisation ?
C’est certes plus complexe, mais les échanges que nous avons actuellement avec les institutions sont plutôt encourageants. Nous allons dans tous les cas démarrer début 2018 avec les sessions de formation continue, qui seront assurées pour moitié par des collaborateurs de l’agence, et pour l’autre par des experts dans leur domaine. L’ouverture du 3e cycle, elle, est programmée pour la rentrée 2018.
Propos recueillis par Ingrid Lemelle

Sur la photo : Steve Gallais est le fondateur de l’agence Veywell, qui emploie aujourd’hui une trentaine de collaborateurs à Toulouse et dans ses antennes de Paris et Biarritz. DR.