ToulEmploi

Publié le lundi 24 juillet 2017 à 12h03min par Ingrid Lemelle

Occitanie : comment les intérimaires peuvent-ils accéder à une quarantaine de crèches ?

Article diffusé le 12 décembre 2016

Le Fonds d’action sociale du travail temporaire (Fastt) a signé une convention de partenariat avec cinq réseaux de crèches présents en Occitanie. Une première dont l’objectif est de faciliter la garde d’enfants des salariés intérimaires de la région. Mode d’emploi.

BébéBiz, Babilou, Les petits Chaperons Rouges, People and Baby et Crèche de France. Cinq réseaux de crèches d’entreprises qui ont récemment signé une convention de partenariat avec le Fonds d’action sociale du travail temporaire (Fastt), en Occitanie. Une première ! Cette nouvelle collaboration permet à tous les salariés intérimaires de la région d’accéder à une quarantaine de crèches. « Elles ne nous ont pas spécifiquement dédiés des places, mais assurés que des berceaux se libéraient régulièrement et pourraient être mis à disposition des intérimaires », précise Nicolas Huot, chargé de mission action territoriale du Fastt dans le Sud-Ouest,

Le partenariat couvre huit départements. Des structures implantées dans, et autour, de grandes agglomérations : quatre crèches à Toulouse, par exemple, deux à Blagnac, une à Roques-sur-Garonne, Labège, Brugières, Colomiers, Muret, Castelnau d’Estretefonds et Balma ; cinq à Montpellier, deux à Perpignan… Mais également dans des villes de taille moyenne : Tarbes, Laloubère, Lannemezan, Castres, Lavaur, Escatalens, Narbonne, Aimargues, Baixas, et Le Boulou.
« Concrètement, lorsqu’un intérimaire part en mission, il peut effectuer sa demande au Fastt par téléphone (au numéro gratuit 0800 28 08 28) ou sur internet. Nous validons son justificatif de mission, avant de solliciter les crèches qui nous font un retour dans la journée même. Ensuite, les parents reçoivent les coordonnées de la crèche pour les rencontrer et remplir le dossier d’inscription. La démarche est donc simple et rapide », explique Nicolas Huot. Coût du service, entre 19 centimes et 2,91 euros de l’heure (repas compris), selon les ressources et de la composition de la famille. « Pour une personne rémunérée au Smic, le reste à charge est de l’ordre de 60 centimes à 1 euro. »

En crèche, et toujours à domicile

Une prestation limitée à 190 heures par an (380 heures si les deux conjoints sont intérimaires). « Il s’agit d’un service d’appoint, qui permet de s’organiser le temps de trouver une solution plus pérenne », concède Nicolas Huot. En cas d’indisponibilité, d’incompatibilité avec les horaires de l’intérimaire, ou encore si l’enfant a plus de quatre ans, le Fastt propose son offre « traditionnelle », à savoir un service de garde à domicile pour 1 euro de l’heure, (jusqu’à 50 heures par an) quels que soient l’âge de l’enfant et son lieu de domicile.

Expérimenté en Bretagne, puis déployé au niveau national, ce nouveau service vient donc rejoindre le panel de prestations proposées par le Fastt, lesquelles comptent des solutions à la mobilité, au logement, d’accès au crédit, aux vacances…
Ingrid Lemelle

Sur la photo : une quarantaine de crèches est concernée par la convention élaborée par le Fastt en Occitanie. Photo Bébébiz DR.