ToulEmploi

Publié le lundi 19 janvier 2015 à 15h19min par Ingrid Lemelle

Les rentrées décalées en Midi-Pyrénées

Pour les étudiants déçus, qui souhaitent se réorienter sans perdre une année, certaines écoles proposent une rentrée décalée. Ils peuvent ainsi opter pour des cursus à suivre en accéléré afin de pouvoir intégrer, six mois plus tard, la deuxième année.

Selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, en 2012, 42,6% des étudiants inscrits en première année universitaire ont choisi d’abandonner leurs études ou changer d’orientation. Un pourcentage identique dans l’académie de Toulouse, selon le rectorat.
Écoles d’ingénieurs, de commerce, de communication… de plus en plus d’établissements proposent d’intégrer leurs cursus en cours d’année. A Toulouse, l’European communication school (ECS), qui prépare notamment aux métiers de la publicité, du marketing, de la communication ou des relations presse, a mis en place une rentrée décalée dès 2008. Chaque année, une quinzaine d’étudiants en quête de réorientation intègre l’ECS en mars, afin de suivre une formation accélérée jusqu’à fin septembre, avec trois mois de stage inclus. « Souvent, ce sont des élèves qui voulaient faire de la communication mais ont finalement opté pour une autre formation, ou alors ce sont des étudiants qui ont découvert la communication lors de cours suivis dans une autre filière, explique Carole Caubet, directrice de l’ECS à Toulouse. Ils ont pris conscience de leur échec, et sont souvent très motivés ». Mêmes cours, même nombre d’heures, même examen, en moins de temps, le rythme des études est soutenu, mais l’établissement souligne qu’aucun élève n’abandonne en cours de route.

Éviter de perdre une année

Du côté des écoles de commerce, l’Iseg-Business and finance school a également lancé, en 2013, une première année intensive. Ce programme, proposé uniquement à Paris, a lieu de février à août. Il permet aux étudiants d’intégrer ensuite, dès le mois de septembre, la 2e année de formation dans l’un des sept campus de l’Iseg, dont celui de Toulouse. Le Cesi, lui, propose pour la première fois une rentrée décalée, pour les bacheliers et les Bac +2 en informatique qui veulent commencer une troisième année dans son école supérieure d’informatique : Exia. La formation dure jusqu’en juin ou juillet, selon le cursus. « Le rythme est soutenu, avec 35 heures par semaine, il faut donc être motivé et savoir travailler en groupe, détaille Rémi Bello, responsable pédagogique de la spécialité logiciels à l’Exia Cesi. La sélection, sur dossier, repose en particulier sur les compétences techniques. »
Julie Rimbert

Sur la photo : Les rentrées décalées se développent également dans les universités, à l’instar de Toulouse 1 Capitole (lire ci-dessous). Photo UT1 Capitole.

A la fac

Depuis 2009, l’Université Toulouse 1 Capitole propose aux étudiants qui échouent au concours de première année de médecine, d’odontologie, de pharmacie, de maïeutique, de kinésithérapie, de même qu’aux étudiants des Classes préparatoires aux grandes écoles, de passer directement en deuxième année de droit. Seule condition, avoir obtenu une moyenne générale de 10 sur 20 lors de leurs études précédentes. Ces élèves suivent, avant la rentrée de septembre, des cours de mise à niveau et bénéficient d’un suivi pédagogique. Un dispositif dont a déjà profité plus d’une centaine d’étudiants.
L’IUT Paul Sabatier propose aussi deux dispositifs de rentrée décalée. Le premier s’applique aux filières Gestion et administration (GEA) et Technique et commercialisation (TC). Il se déroule sur un semestre de cours accélérés, qui permet de valider, dès fin janvier, sa première année. Une trentaine d’étudiants en profitent chaque année. Pour la filière Génie électrique et informatique industriel, la rentrée a lieu en février, et le cursus se déroule sur trois semestres.
Le second dispositif, « d’études intégrées » en DUT, est également possible. Les cours commencent alors au second semestre.

1 Commentaire

  • Le 26 janvier 2015 à 16:42 , par DURAND

    Cette initiative est très intéressante. Je suis moi-même étudiante en communication à l’ECS.
    Lors de mon choix post-bac, j’ai voulu tenter une année à l’université du Mirail (rebaptisé Jean Jaurès depuis).
    Je me suis très vite rendue compte que ce cursus n’était pas fait pour moi. J’ai intégré l’école au mois de mars et j’ai pu valider ma première année avec un programme très intense.
    Aujourd’hui, je suis en master dans la même école, en alternance dans une agence immobilière à Toulouse, et je ne regrette pas du tout ce choix !

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